un « modèle passéiste » pour Matthieu Orphelin



Matthieu Orphelin, député écologiste du Maine-et-Loire, ex La République en Marche, a dénoncé  mardi 12 octobre sur franceinfo le modèle « passéiste, un peu années 70 » proposé par Emmanuel Macron lors de la présentation ce mardi du plan d’investissement massif, « France 2030 », dans un contexte de dérèglement climatique et de crise démographique. Emmanuel Macron a annoncé, depuis l’Elysée un investissement de 30 milliards d’euros dans divers domaines tels que le numérique, l’industrie verte, la biotechnologie, l’espace ou la santé. L’objectif étant de projeter l’économie française vers des secteurs d’avenir.

« J’avais l’impression d’entendre un discours de Valéry Giscard d’Estaing en disant, inexorablement, toujours plus de production et de consommation »

Pour Matthieu Orphelin, « ce sont finalement des annonces assez inégales ». « On va toujours plus produire, toujours plus consommer. Donc on va trouver des nouveaux moyens pour rester dans ce modèle un peu passéiste, un peu des années 70. À certains moments du discours, j’avais l’impression d’entendre un discours de Valéry Giscard d’Estaing en disant, inexorablement, toujours plus de production et de consommation », a-t-il expliqué. Il critique « le mirage de nouvelles technologies » proposées par le chef de l’Etat « qui vont nous sauver et nous permettre de continuer à consommer toujours plus ».

« Il manque pourtant près de 6 à 10 milliards d’euros d’argent public investi chaque année pour être sur nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre »

Le chef de l’Etat souhaite notamment produire à l’horizon 2030 le premier avion bas carbone. Mais le député EELV affirme que ce n’est « pas possible de tout miser sur une technologie sans se poser la moindre question sur la réduction des consommations, sur repenser le transport aérien ». Il reconnaît quelques « annonces de bon sens ». Emmanuel Macron a notamment mis sur la table, 8 milliards d’euros pour « décarboner » l’industrie et 4 milliards pour les transports du futur. « Effectivement, sur une troisième usine de production de batteries électriques, sur le fait que notre pays doit prendre sa place sur la mobilité électrique, cela va dans le bon sens », admet-il.

« Il manque pourtant près de 6 à 10 milliards d’euros d’argent public investis chaque année pour être sur nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre », regrette Matthieu Orphelin. Il manque, selon lui, des « investissements dans la rénovation énergétique, par exemple, dans les mobilités alternatives à la voiture, que ce soit le train, le vélo. Dans ce grand plan France 2030, il n’y a rien là-dessus ».





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