les magasins en vente directe se développent à travers la France


Le magasin Le Champ des Saveurs, labellisé « Bienvenue à la ferme », a ouvert mi-mars à Craon, près de Laval en Mayenne. Sur un peu plus de 200 mètres carrés, il propose les produits d’une centaine d’agriculeurs du coin, vendus directement aux consommateurs. « Tous les producteurs se trouvent dans un secteur de dix kilomètres environ« , explique Céline Marsollier, maraîchère et responsable de la boutique. « On retrouve des fruits et légumes, de l’épicerie, des produits laitiers, de la charcuterie, de la boucherie.« 

La proximité est le principal argument de ce magasin, et il attire de nombreux clients. « Je viens régulièrement pour les légumes et les fruits, je préfère venir ici que dans les grandes surfaces, reconnaît une cliente. On a des ventes directement du producteur, c’est mieux puisque ce sont eux qui font le travail !« 

L’autre ambition est de favoriser une meilleure rémunération des agriculteurs, à l’heure où cette question agite les débats. « Le producteur fixe son tarif, explique Céline Marsollier. Nous, on a forcément un coût de fonctionnement du magasin, pour le loyer, les salariés, tout ce qui est communication, et c’est cela qui fait le tarif pour le client« . 

S’il est encore un peu tôt pour tirer un bilan complet de cette expérience avec seulement six mois d’ouverture, les circuits courts ont le vent en poupe. Le réseau « Bienvenue à la ferme » veut profiter de ce mouvement pour s’installer sur tout le territoire. Des agriculteurs affichent, depuis plusieurs années, le logo du label sur les murs de leurs exploitations, mais là, l’idée est bien de passer à la vitesse supérieure en se dotant d’une centaine de magasins d’ici cinq ans. 

Le label Bienvenue à la ferme espère lancer une centaine de magasins comme celui-ci dans toute la France d'ici cinq ans.  (GUILLAUME GAVEN / RADIO FRANCE)

Les chambres d’agriculture représentent la principale catégorie d’actionnaires de ce réseau. Une structure publique qui est aussi accompagnée de banques privées. « Les actionnaires sont là dans un mode de développement vertueux du circuit court, du produit fermier, de l’offre aux consommateurs, plus que dans un mode de rentabilité extrême, explique Jean-Marie Lenfant, président-délégué de « Bienvenue à la ferme », pour qui ce mélange des genres n’est pas un problème. Ils ne nous mettent pas la pression, et quant aux chambres d’agriculture, c’est leur rôle aussi d’accompagner le développement de l’agriculture et la plus-value dans les exploitations.« 

Le label se donne trois ans au plus court pour atteindre la rentabilité, et pour ainsi vérifier qu’il existe bel et bien un espace à prendre entre les hypermarchés et les magasins bio notamment. 

Le développement des magasins fermiers, le reportage de Guillaume Gaven

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