3.700 suppressions nettes de postes d’ici 2025


Dans un communiqué, le groupe a précisé que ces suppressions de postes s’appuieront sur les départs naturels, à raison de 1.500 postes par an d’ici 2025.

Le groupe Société Générale a déposé mardi un dossier auprès de ses partenaires sociaux précisant le modèle et l’organisation détaillée de sa nouvelle banque de détail issue de la fusion de son réseau avec celui de Crédit du Nord. Elle repose sur une fusion complète des deux banques de détail Crédit du Nord et Société Générale : «une seule banque, avec un seul réseau, un seul siège, et un seul système informatique, au service de près de 10 millions de clients et forte de plus 25.000 collaborateurs», a souligné le groupe dans son communiqué.

Le passage de deux systèmes informatiques à un seul lui permettra d’accélérer sa transformation numérique. «Aujourd’hui, on répartit notre enveloppe d’investissements sur deux systèmes informatiques. À la fin, cela fait moins d’euros investis par client», souligne Sébastien Proto, directeur général adjoint du groupe Société Générale. Le groupe, qui possède également la banque en ligne Boursorama, cible ainsi 30% de ventes «totalement digitales en 2025 sur les produits éligibles».

La banque bénéficiera d’«un maillage territorial de 1.450 agences assurant le maintien dans les mêmes villes qu’aujourd’hui» a assuré Sébastien Proto. Au total, les deux réseaux en détenaient quelque 2.100 fin 2020, parfois proches les unes des autres. Cet ancrage territorial devrait se refléter dans la stratégie de marque du groupe, qui se dotera d’une marque nationale, associée à des dénominations régionales parmi des marques du groupe Crédit du Nord (Crédit du Nord, Courtois, Tarneaud, Laydernier, SMC). «Le nouveau modèle, c’est-à-dire la réalisation de la transformation comme les regroupements d’agences par exemple, commencera en 2023 et s’étalera jusqu’en 2025», a ajouté Sébastien Proto.

Cette fusion entraînera 3.700 suppressions nettes de postes entre 2023 et 2025, «sans aucun départ contraint». Le communiqué précise que «ces suppressions de postes s’appuieront sur les départs naturels (estimés à 1.500 par an d’ici 2025) et la priorité donnée aux reclassements et mobilités internes». «Nous utilisons une démarche progressive, étalée dans le temps», a précisé Sébastien Proto. «Cela nous permet de commencer tous nos parcours de formation, d’accompagnement individuel, très en avance par rapport à la mise en œuvre effective de la transformation.»

Des assurances qui n’ont pas convaincu la CGT, le deuxième syndicat du groupe dénonçant dans un communiqué un «projet stratégique risqué et socialement coûteux.» «Il faut dès à présent (…) apporter des garanties sociales», martèle le syndicat. «Le niveau de démissions actuel est déjà tellement important que certaines équipes sont déjà en difficulté. Il faut donc combler les effectifs sortants», estime la CGT.

La fusion juridique devrait intervenir au 1er janvier 2023. La fusion informatique des deux réseaux interviendra quant à elle au premier semestre 2023.



Notre Partenaire : Actu du jour

Source

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*