«nécessité d’accélérer les transitions», affirme Christophe Béchu


Face à la sécheresse «historique», le gouvernement veut «faire passer des messages sur la nécessité et le besoin d’accélérer les transitions», assure le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, dans une interview à la Provence vendredi 5 août, avant une visite dans les Alpes-de-Haute-Provence.

En amont d’une journée de rencontres avec des agriculteurs touchés par la sécheresse, en compagnie du ministre de l’Agriculture, Christophe Béchu a rappelé que «l’eau potable c’est 20% des prélèvements de la consommation. Les usages agricoles, c’est le double». «L’adaptation, ce n’est pas une option, c’est de toute façon une obligation», a insisté le ministre dans les colonnes du quotidien régional, «beaucoup de pans de l’agriculture et de l’industrie, de la société ont déjà initié ce mouvement, pas tous. On va à la fois voir ceux qui vont dans le bon sens et les autres.»

Crise pour l’agriculture

Christophe Béchu, qui a signé fin juillet un décret autorisant le contrôle et le suivi des niveaux même en hiver, insiste sur la gestion en amont des crises: «qu’on n’attende pas l’étiage bas pour se poser la question». Également interviewé par La Provence, le ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, abonde en se demandant «comment récupérer de l’eau dans les périodes où les précipitations sont excessives pour les mobiliser en période de pénurie sans impacter les autres besoins».

Interrogé sur les arrosages agricoles en cette période de crise, Marc Fesneau a estimé que «s’il n’y a pas d’eau, il n’y a pas de récolte et si pas de récolte c’est la question de la souveraineté alimentaire qui se pose. Parfois, le seul fait d’abreuver le bétail est un problème et il faut y veiller aussi». Pour les cultures les plus gourmandes en eau, comme celle du maïs, Marc Fesneau a assuré qu’«on n’a pas attendu l’épisode de 2022. Des systèmes plus économes en eau sont installés», ajoutant qu’en l’absence de maïs pour nourrir le bétail, «on est obligés d’importer du soja qui est un produit de la déforestation», plaidant pour «une vue d’ensemble».

Vendredi matin, face à une «sécheresse exceptionnelle» et une «situation historique que traversent de nombreux territoires», la Première ministre Élisabeth Borne a décidé d’activer la cellule interministérielle de crise, a annoncé Matignon.


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