deux refuges sur l’ascension du Mont-Blanc fermés en raison des chutes de pierre


Les autorités invoquent un «danger de mort» et critiquent l’inconscience des alpinistes qui grimpent malgré les avertissements.

Deux refuges permettant l’ascension du Mont-Blanc ont été fermés en raison du «danger de mort» que représentent de nombreuses chutes de pierres dues à la sécheresse, a annoncé vendredi 5 août le maire de Saint-Gervais (Isère).

«Aujourd’hui, on voit des alpinistes toute la journée qui vont sur le massif, en permanence, comme si on était à Disneyland ou au Parc Astérix», s’indigne auprès de l’AFP Jean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervais, commune du sommet du Mont-Blanc. «Ils s’en foutent, ils se moquent de nous, des gendarmes, et c’est la raison pour laquelle on a décidé de fermer les refuges du Goûter (120 places) et de la Tête rousse (74 places) ainsi que le camp de base qui autorise entre 40 et 50 campements», détaille le maire, confirmant une information du Dauphiné Libéré. M. Peillex entend ainsi «bien montrer qu’il n’y a plus de logement» sur l’ascension du toit de l’Europe. «Quand bien même on avait déconseillé l’ascension, (jeudi) soir, 79 personnes étaient au refuge (du Goûter)», a-t-il ajouté.

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Cette décision a été prise en raison de la dangerosité que représente l’ascension du Mont-Blanc depuis plusieurs semaines compte tenu de la sécheresse, de la période de canicule et des importantes chutes de pierres que cela provoque, selon le maire de la commune de 5700 habitants. Leur nombre de plus en plus important est un indicateur de l’évolution du climat. «On va vers une catastrophe», alerte l’édile, et «le passage du couloir du Goûter représente un vrai danger de mort». Alors que l’ascension est déconseillée depuis la mi-juillet, «de nombreux» alpins font fi des recommandations et se rendent quand même sur le plus haut sommet d’Europe occidentale.

En accord avec les gardiens des refuges, le président des guides de Saint-Gervais et la préfecture, cette mesure sera en vigueur jusqu’à ce que «les conditions redeviennent normales». «Mais avec les prévisions météo d’aujourd’hui, on sait que ça ne sera pas avant début septembre», conclut le maire saint-gervolain. Mercredi, Jean-Marc Peillex avait annoncé son intention d’exiger une caution de 15.000 euros aux alpinistes qui irait à l’encontre des recommandations, basée sur la moyenne du coût d’une opération de secours en montagne et des prix pratiqués par les pompes funèbres, bien qu’il n’ait aucun moyen de la demander juridiquement.


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