les écologistes ferment définitivement le zoo de l’Orangerie


La mairie écologiste de Strasbourg a annoncé jeudi 4 août la fermeture définitive du zoo du parc de l’Orangerie à compter du samedi 6 août, et la transformation de cette institution locale en «parc animalier pédagogique».

«La grande majorité des animaux a désormais été transférée ou est en cours de transfert», a indiqué la ville dans un communiqué, «malgré les difficultés générées par la guerre en Ukraine qui entraîne une réservation prioritaire de places pour les animaux évacués de ce pays», sans préciser vers quels types de structures avaient été réorientés les animaux.

«Cette mesure impliquait le départ de l’ensemble des animaux sauvages vers de nouvelles structures d’ici le 31 août 2022», précise-t-elle encore, rappelant l’engagement pris en juin 2021 de mettre fin à la présence d’animaux captifs dans ce parc aux allées romantiques de 26 hectares. 28 animaux sauvages sont hébergés pour quelques semaines encore au zoo du parc, dont trois cigognes qui partiront en septembre. 57 autres ont d’ores et déjà été transférés, et cinq qui devaient l’être sont morts de vieillesse depuis janvier dernier. Quand à la mini-ferme adjacente, elle présentera à partir de l’an prochain «des animaux domestiques», selon la mairie. Leurs espèces et leurs nombres seront déterminés dans le cadre d’un appel à projets lancé à l’automne.

Les responsables animaliers du zoo avaient par ailleurs fait état de «manifestations de surprise, et parfois d’irritation» du public face aux enclos à moitié vide ces derniers mois, qui «ont conduit l’association gestionnaire» à fermer le zoo, selon la ville. Le zoo de Strasbourg a été créé en 1895 dans le parc de l’Orangerie, un espace vert situé dans un quartier résidentiel cossu, à proximité du siège du Conseil de l’Europe et de l’hémicycle du Parlement européen. Il était source de controverses depuis quelques années, des défenseurs des animaux dénonçant les conditions de vies de certains pensionnaires. En 2019, une pétition en ligne réclamant la fermeture du zoo avait recueilli plus de 60.000 signatures.

Le maire socialiste de l’époque, Roland Ries (2008-2020), avait défendu la structure, évoquant «une tradition ancienne» pour «les familles», «une promenade du dimanche qui a son intérêt public». La candidate EELV Jeanne Barseghian avait ensuite fait de cette fermeture une promesse de campagne avant d’accéder aux responsabilités dans capitale alsacienne en 2020. L’an dernier à Lyon, autre grande ville conquise par les écologistes en 2020, le maire Grégory Doucet avait lui choisi de pérenniser au parc de la Tête d’Or le plus grand zoo gratuit de France, en réaffirmant sa vocation de refuge pour la biodiversité.



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