Mobilisation de producteurs laitiers pour dénoncer des prix trop faibles


Ils dénoncent notamment la différence avec les prix en Allemagne ou en Belgique et réclament qu’aucun litre de lait ne soit vendu en dessous d’un euro, notamment en respectant davantage la loi Egalim.

Plusieurs dizaines de producteurs laitiers ont manifesté mercredi à Vannes (Morbihan) et à Champagné (Sarthe) pour réclamer une augmentation du prix du lait payé aux agriculteurs. «Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est le décalage entre le (prix du) lait payé par le consommateur en Allemagne ou en Belgique par rapport à ce qu’il paie en France», a dénoncé auprès d’un correspondant de l’AFP, présent sur place, Ghislain de Viron, président de la section laitière de la FDSEA de la Sarthe, à l’initiative de cette action.

«En lait, on parle plus de déflation que d’inflation»

Présent parmi la cinquantaine de personnes réunies mercredi matin devant l’Intermarché de Champagné à l’Est du Mans, il milite pour une revalorisation des prix payés aux agriculteurs qu’il juge «déconnectés» de la réalité.

En France, un litre de lait coûte 78 centimes au consommateur contre 99 centimes en Allemagne et 1.05 euro en Belgique, selon les chiffres rapportés par le syndicat agricole. «Si on parle en euros constants (un prix corrigé de l’inflation par rapport à une date de référence, NDLR), les 1000 litres de lait étaient payés aux producteurs 286 euros en 1991, on est à 238 euros en 2021. En lait, on parle plus de déflation que d’inflation», a ajouté Ghislain de Viron.

À Vannes, ils étaient quant à eux une quinzaine dans les rayons du Centre Leclerc pour procéder à des relevés de prix, a précisé à l’AFP Marie-Andrée Luherne, présidente de la FDSEA du Morbihan. «Nous avons décidé de sortir des rayons tout le lait dont le litre se vend moins d’un euro (…) Notre objectif est qu’au 1er septembre nous soyons alignés sur nos voisins européens et qu’aucun litre de lait ne soit vendu moins d’un euro», a-t-elle déclaré à l’AFP. Pour ce faire, l’un des objectifs majeurs est le «renforcement de la loi Egalim» dont l’application est jugée «insuffisante» pour la FDSEA.

Promulguée en 2018 puis refondue en 2021, la loi Egalim vise à «protéger la rémunération des agriculteurs», en obligeant les industriels et supermarchés à tenir compte des coûts de production des agriculteurs.


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