les raisons de la pénurie de titulaires du Bafa


Interrogée sur le manque d’encadrants dans certaines structures d’accueil des enfants cet été, la secrétaire d’État chargée de la jeunesse, Sarah El Haïry, met en avant une baisse inédite du nombre de diplômés du Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (Bafa).

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Interrogée sur le manque d’animateurs pénalisant cet été certaines colonies de vacances ou centres d’accueil d’enfants, la secrétaire d’État chargée de la jeunesse, Sarah el Haïry a affirme mardi 2 août sur Europe 1 que « c’est la première fois en dix ans qu’on perd 10 000 délivrances de Bafa » et « qu’il y a une crise des vocations« . Une affirmation qui nécessite d’être contextualisée.

Les dernières données dont dispose dans ce domaine l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) sont celles de 2020. Cette année là, 30 970 diplômes ont été délivrés, alors qu’il y en avait eu 42 924 en 2019. C’est donc en fait près de 12 000 diplômés de moins en un an. La baisse touche dans les mêmes proportions les hommes que les femmes et en effet c’est la baisse la plus importante depuis dix ans, même si cette baisse est continue depuis 2016.

La baisse drastique entre 2019 et 2020 s’explique en partie par les confinements et restrictions dans le contexte sanitaire du Covid-19. De nombreux jeunes n’ont tout simplement pas pu suivre, en 2020 puis en 2021 de formations ou de stage. « Sur les deux dernières années, 17 000 jeunes n’ont pas pu suivre de formations Bafa en raison de la pandémie » avait indiqué le 2 juillet sur franceinfo Laurent Bruni, le directeur général de l’Union française des centres de vacances (UFCV). Les professionnels et les jeunes concernés pointent aussi les indemnités parfois assez faibles que touchent les animateurs qui doivent souvent effectuer de longues journées de travail. 

Enfin, la formation est coûteuse puisque le Bafa comporte une session de formation générale, une session d’approfondissement et un stage pratique. Le coût de la formation, qui a cette année bénéficié d’une aide ponctuelle, « varie entre 500 et 900 euros selon qu’on est interne ou externe » précisait Laurent Bruno sur franceinfo le 2 juillet.

Le gouvernement avait, de novembre 2021 à janvier 2022, organisé des « Assises de l’animation ». En était ressorti un plan avec 25 mesures. La secrétaire d’État chargée de la jeunesse a indiqué qu’elle recevrait à nouveau en septembre prochain les acteurs de la filière.





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