Les Etats-Unis affirment avoir tué le chef du groupe terroriste Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, lors d’une frappe en Afghanistan



« Justice a été rendue, et ce dirigeant terroriste n’est plus. » Le président américain, Joe Biden, a annoncé lundi 1er août que le leader du groupe terroriste Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, avait été tué dans une frappe aérienne à Kaboul (Afghanistan). Sa mort « va permettre aux familles de victimes du 11-Septembre » de tourner la page, a-t-il ajouté au cours d’une allocution télévisée

Les Etats-Unis ont mené à bien une « opération antiterroriste contre une cible importante au sein d’Al-Qaïda » en Afghanistan, avait déclaré plus tôt un haut responsable de l’administration américaine. Il précisait que cette opération, qui s’était déroulée durant le week-end, qu’elle « était réussie et n’avait fait aucune victime civile ». 

Ayman Al-Zawahiri est notamment considéré comme le cerveau des attentats du 11-Septembre, qui ont fait près de 3 000 morts aux Etats-Unis. De nationalité égyptienne, il était depuis longtemps l’une des principales personnalistés de la nébuleuse jihadiste. Adjoint d’Oussama Ben Laden, à partir de 1998, il avait pris sa succession en 2011, quand ce dernier avait été tué par un commando américain au Pakistan.

Le département d’Etat offrait jusqu’à 25 millions de dollars (en anglais) de récompense pour toute information conduisant à l’arrestation ou la condamnation du chef d’Al-Qaïda, introuvable depuis plus de dix ans. Fin 2020, des sources avaient un temps donné crédit à des rumeurs le donnant mort d’une maladie cardiaque mais il était réapparu ensuite dans une vidéo. En juin 2021, un comité des Nations unies estimait dans un rapport (en anglais) qu’il se trouvait « quelque part dans la région frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan ».

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahif, a déclaré sur Twitter qu’une « frappe aérienne » avait été menée par un drone américain sur une maison du quartier Sherpour de Kaboul (Afghanistan). « L’Emirat islamique d’Afghanistan condamne fermement cette attaque », a-t-il ajouté, qualifiant cette frappe de « violation flagrante des principes de l’accord international de Doha », signé fin février 2020 entre les Etats-Unis et les talibans.

« Il n’y avait aucun effectif américain sur le terrain à Kaboul », a précisé de son côté un haut-responsable américain cité par l’AFP, ajoutant que la présence même d’Ayman Al-Zawahiri dans la capitale afghane était une « violation claire » des accords de Doha.

Cette annonce de Joe Biden intervient près d’un an après le chaotique retrait d’Afghanistan des forces américaines, qui avait permis aux talibans de reprendre le contrôle du pays, vingt ans après. Le groupe Al-Qaïda avait déjà perdu son numéro 2, Abdullah Ahmed Abdullah, tué en août 2020 dans les rues de Téhéran (Iran) par des agents israéliens lors d’une mission secrète commanditée par Washington, information révélée à l’époque par le New York Times (en anglais).

Mi-juillet, par ailleurs, les Etats-Unis avaient annoncé avoir tué le chef du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, Maher Al-Agal, lors d’une frappe de drone. Cette opération, selon un porte-parole de l’armée américaine, avait « affaibli de façon considérable la capacité de l’EI de préparer, financer et conduire ses opérations dans la région ».





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