marche blanche après une chute mortelle, une plainte pour meurtre déposée


Une marche blanche en mémoire d’un jeune homme décédé après une chute consécutive à une altercation à la porte d’une discothèque a parcouru Besançon samedi 30 juillet, au lendemain du dépôt d’une plainte pour meurtre. Les organisateurs ont avancé le chiffre de 200 participants, ils étaient 90 selon la police.

«Mon fils a été battu à mort, je veux la justice et la vérité», a indiqué Karim Boulazreg à l’AFP. Seïf Eddine, 24 ans, est décédé le dimanche 24 juillet au CHU de Besançon où il n’a pas survécu à ses blessures. Il s’était présenté cette nuit-là vers 3 heures à la porte d’une discothèque bisontine située dans un quartier pavillonnaire le long du Doubs, où il devait rejoindre des amis. «On l’a empêché de rentrer par rapport à sa tenue», a indiqué sa tante à l’AFP. Le jeune homme a alors dégradé partiellement une caméra de vidéosurveillance située à l’entrée du club.

«Ce refus d’accès à l’établissement va plonger l’individu dans une colère vive qui va conduire à l’intervention des vigiles et à l’appel de la police», a expliqué pour sa part le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux, qui parle d’un «état agité» du jeune homme.

Seïf Eddine Boulazreg se serait alors enfui en courant en pleine nuit, poursuivi par un videur et le gérant de l’établissement, un ancien fonctionnaire de police. Après avoir traversé le Doubs, il est repéré par les policiers alertés plus tôt. Leurs lampes torches auraient ensuite perdu sa silhouette dans une zone dense en végétation, à flanc de pente de la citadelle de Besançon.

Une plainte pour meurtre

Son corps est retrouvé peu après par les forces de l’ordre, au pied d’une muraille de 4,5 mètres, vestige d’une ancienne redoute militaire. Le rapport d’autopsie, consulté par l’AFP, mentionne plusieurs «fractures du massif facial», «de multiples contusions des poumons» et de «plaies hémorragiques du foie», tout en affirmant que ces lésions sont «compatibles avec un traumatisme à forte énergie cinétique telle que la chute d’un lieu élevé».

Une plainte pour homicide volontaire, c’est-à-dire pour meurtre, a été déposée a confirmé Me Arié Alimi, conseil du père de la victime, et spécialiste des dossiers de violences policières. Afin de «dissiper tout doute» quant à une éventuelle proximité entre le gérant de la discothèque et les policiers, le procureur a confié la suite des investigations à la police judiciaire. «L’enquête préliminaire en recherche des causes de la mort est toujours en cours», a précisé Étienne Manteaux, qui a désigné un expert pour faire des analyses complémentaires des tissus du défunt. Les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs semaines.



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