Yonathan Arfi nouveau président du Conseil représentatif des institutions juives de France


Déjà membre du bureau exécutif du Crif, le nouveau président dirige un groupe de sociétés actif dans le conseil aux entreprises et dans l’immobilier.

Yonathan Arfi, 42 ans, a été élu dès le premier tour (par 149 voix contre 74 pour Ariel Amar ), dimanche nouveau président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a annoncé l’institution. Il succède à Francis Kalifat, à la tête de cet organisme depuis huit ans et prendra officiellement ses fonctions le 26 juillet.

Premier président du Crif à être quadragénaire et déjà membre de son bureau exécutif, Yonathan Arfi dirige un groupe de sociétés actif dans le conseil aux entreprises et dans l’immobilier. «Il y a de l’émotion, mais il y a aussi la conscience des responsabilités qui pèsent sur le président du Crif dans une période particulièrement tourmentée sur le plan politique», a réagi Yonathan Arfi auprès de l’AFP après son élection.

«On a une montée des extrêmes qui représentent un niveau de menace inédit pour les Juifs de France depuis quelques décennies, donc on a évidemment un Crif qui est le reflet de ces inquiétudes mais aussi de cette mobilisation», a-t-il ajouté.

Vitrine politique de la première population juive d’Europe (environ 500.000 personnes), le Crif rassemble quelque 70 associations, telles que le Fonds social juif unifié, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), l’Alliance israélite universelle, etc…

Plus d’ouvertures aux sujets de société

Il se fixe pour missions de «lutter contre l’antisémitisme», «préserver et transmettre la mémoire de la Shoah» et «affirmer la solidarité» de la communauté juive «avec Israël».

Élevé dans une famille séfarade originaire d’Algérie et du Maroc, il passe son adolescence dans les Yvelines. Il adhère aux Eclaireurs israélites de France (association scoute), puis devient président de l’UEJF (2003-2005), membre du bureau exécutif du Crif en 2007, puis vice-président, depuis 2014 jusqu’à maintenant.

Parmi ses priorités, M. Arfi a indiqué à l’AFP vouloir «mener le combat contre l’antisémitisme évidemment, en essayant de faire entendre à la société française qu’au fond, ce qui menace les Juifs de France menace l’ensemble de la société».

Il avait fait campagne en promettant plus d’ouverture du Crif aux sujets de société.



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