dans les coulisses des préparatifs du festival avec les bénévoles, « C’est vraiment quelque chose à partager ! »



Bruit de visseuse et autre coups de marteau : pas de doute, on est en plein montage. Sous la chaleur écrasante sur l’hippodrome de Longchamp, les ouvriers sont à pied d’œuvre pour donner vie au festival. Les bénévoles les assistent sur une durée relativement longue : « entre trois semaines et quatre semaines« , assure Mailys Goffenson, chef du montage chez les bénévoles

Et le travail porte ses fruits : les huit scènes sont dressées depuis un moment. Les installations en dur sont prêtes. Mais un peu plus loin, des volontaires se battent en musique avec une toile tendre. Pour eux, cette édition 2022 est une année particulière avec le retour d’un festival comme avant. Comprenez sans jauge, sans restriction sanitaire, sans l’épidémie de Covid-19. « L’annulation de 2020 a été un coup très dur. De se dire que ce serait une année sans Solidays, c’était dur. On a fait beaucoup d’actions à part chacun de notre côté, des choses un peu virtuelles. On a vraiment reçu un coup au coeur », confie Mailys Goffenson.

Parmi les 3000 volontaires, beaucoup dorment sur le site ces dernières semaines. Entre deux missions, ils ont fait par exemple des soirées : « On essaye quand même de se lever le lendemain matin et d’être bien à l’heure au briefing du lendemain. On a aussi beaucoup d’interventions. Hier soir, nous avons invité trois sœurs de la Perpétuelle Indulgence (un mouvement militant LGBT+, ndlr) pour faire une petite soirée thématique informelle. On a parlé Sida, bien sûr, on a parlé IST et sexualité« , détaille la responsable des bénévoles.

Dans le bureau de la production, c’est une vraie ruche, où chacun gère ses tâches : nourriture, nettoyage, montage, logistique. « Il y a beaucoup de gens devant cet openspace : une petite cinquantaine de personnes pendant quatre semaines« , décrit celle qui est arrivée à Solidarité Sida en 2007, à 17 ans. Depuis, pas un été sans Solidays pour Mailys Goffenson. « C’est vraiment quelque chose à partager. C’est une famille, c’est une bouffée d’air. Chaque mission prend tout son sens parce qu’on participe à quelque chose qui est beau. C’est vraiment très particulier« , souligne-t-elle. 

« Plein de choses arrivent. On rencontre des gens absolument fabuleux. C’est essentiel ! »

Mailys Goffenson

à franceinfo

Ce festival si particulier s’apprête donc à revivre pour de bon pendant trois jours devant plus de 228 000 festivaliers. Le record de 2019, qui reste à battre cette année.





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