ouverture d’une information judiciaire pour des piqûres à la fête de la musique


Après plusieurs plaintes de victimes sur place, la police avait retrouvé deux seringues dans le sac à dos du suspect, un SDF déjà connu de la justice.

Le parquet de Nancy a annoncé jeudi 22 juin avoir ouvert une information judiciaire pour «administration de substances nuisibles avec arme» et «violences avec arme par destination» après l’interpellation mercredi vers 01h00 du matin d’un homme soupçonné d’avoir piqué trois personnes lors de la fête de la musique mardi soir.

«Le juge d’instruction retiendra in fine la qualification la plus adéquate en fonction du résultat des analyses toxicologiques», a ajouté le procureur de la République, François Pérain, qui avait demandé ces analyses «urgentes» des échantillons de sang prélevés sur les deux premières victimes. «Pour le moment, rien ne nous permet d’affirmer qu’un produit a été injecté», a toutefois précisé le magistrat.

L’agresseur avait été filmé

La police avait retrouvé deux seringues dans le sac à dos du suspect. Celui-ci a indiqué aux enquêteurs qu’il possédait ces seringues «afin de pouvoir consommer de la cocaïne», selon le parquet. Durant sa garde à vue, ce SDF né en 1987 et déjà connu de la justice, a nié les faits et a expliqué qu’il était «fortement alcoolisé», qu’il ne se souvenait donc pas de sa soirée et «qu’il ne se voyait pas commettre de tels actes».

Deux victimes, un homme de 24 ans et une femme de 17 ans, étaient allées voir des policiers en patrouille lors de la fête de la musique mardi soir, se plaignant de piqûres. L’une d’elles avait filmé son agresseur présumé : la vidéo avait permis aux forces de l’ordre d’identifier l’homme et de l’interpeller.

«Des picotements»

Une troisième victime, une femme de 23 ans, s’est ensuite présentée à la police pour dénoncer des faits similaires, a indiqué François Pérain. Elle a raconté aux enquêteurs qu’une personne «lui avait foncé dessus, la bousculant, et lui claquant très fort le bras au passage» vers 23h30 mardi, puis qu’elle avait ressenti «des picotements là où elle avait été touchée». La description qu’elle a donnée de la personne qui l’a bousculée «pouvait correspondre au mis en cause», mais elle ne l’a pas identifié formellement, a précisé le procureur.

Une quatrième personne, un homme de 20 ans, a aussi déclaré «avoir été victime d’un piqueur», des faits qui ne peuvent pas «pour le moment être formellement imputés» au suspect, a ajouté le parquet, précisant que «les investigations sur ce point se poursuivent».



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