L’œuvre Bikini Kill de Sammy Engramer dérobée au Frac d’Orléans


Dans la nuit du 18 au 19 juin, l’œuvre féministe du plasticien a été dérobé. Exposée depuis novembre 2021, sa disparition est une grande perte pour le musée.

Lundi matin, les employés de la Frac Centre-Val de Loire ont eu la désagréable surprise de constater le vol d’une œuvre féministe exposé depuis l’automne dernier dans la cour. Une plainte a été déposée, a déclaré mercredi à l’AFP le directeur de l’institution, Abdelkader Damani. Intitulée Bikini Kill, cette œuvre du plasticien Sammy Engramer se veut un hommage au groupe punk rock new-yorkais du même nom, «pro-féministe et très militant», actif dans les années 1990. Haute de 4m et légèrement plus large, l’œuvre, propriété du Frac et exposée en extérieur, est constituée d’une bâche sombre, fixée sur un support, sur laquelle est écrit en lettres gothiques «Fuck Patriarcat».

Selon les caméras de surveillance, le vol s’est produit à 4h du matin. «Des individus ont découpé cette bâche de son support et sont partis avec. On ne sait pas s’il s’agit d’une bêtise de jeunes ou de quelque chose de plus grave», a expliqué Abdelkader Damani, rappelant la force symbolique de l’œuvre au-delà de l’intitulé. Avec l’accord de l’artiste, «nous allons procéder à la restauration de l’œuvre à l’identique», a indiqué Abdelkader Damani, confirmant une information du site magcentre.fr.

Parmi les axes du projet du Frac d’Orléans pour les prochaines années figure notamment la volonté de penser l’institution «comme laboratoire d’une démocratie féministe (…) Une démocratie qui nous donne à nous juger chaque jour sur la question fondamentale qui vaille d’être posée: la liberté des femmes».



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