une antenne 4G est-elle responsable de la dégradation de l’état de santé des vaches d’un élevage ?


Quel mal touche les vaches de l’élevage de Frédéric Salgues, en Haute-Loire ? « En quinze ans, on n’a jamais eu des vaches comme ça. Il y a des matins, j’en pleure », déplore l’éleveur. Pour lui, ses vaches sont amaigries et ne s’alimentent plus que pour survivre. Les rations de nourriture ont chuté. « Aujourd’hui, la production n’y est pas », affirme Frédéric Salgues, qui assure que les problèmes ont commencé après l’arrivée d’une antenne 4G, installée à 250 m de l’élevage. La production de lait de l’élevage s’est effondrée au moment de sa mise en route, l’été dernier. Aujourd’hui, soutenu par les agriculteurs du coin et les syndicats, l’éleveur se bat pour faire éteindre l’antenne 4G, responsable, selon Frédéric Salgues, du mal-être de ses vaches.

Mais que sait-on vraiment les effets de cette antenne ? Elle émet des ondes électromagnétiques. Elles pourraient, en touchant la structure métallique de l’installation, créer des « courants parasites » auxquels les vaches sont très sensibles. Mais, le niveau d’ondes mesuré ici semble très faible pour Joe Wiart, ingénieur général des Mines, à l’Institut Mines-Télécom. « Ce sont des niveaux de champ qui sont d’abord très en dessous des normes humaines, et deuxièmement, qui ne vont pas générer des niveaux de champ très importants y compris entre deux pattes d’un animal », explique l’expert. Les mesures faites sur place par la Chambre d’agriculture n’ont pas relevé de niveaux électriques inquiétants, ni sur la structure métallique, ni au sol. 


Le deuxième effet potentiel, ce sont les ondes électromagnétiques, qui arrivent directement dans le corps des animaux. Toutefois, aujourd’hui, on ne peut pas affirmer qu’à ce niveau, elles sont néfastes pour les visages. C’est ce qu’avait précisé un rapport parlementaire l’année dernière. Ce rapport soulignait aussi le manque d’études sur le sujet. Impossible, donc, faire le lien avec l’antenne et impossible d’expliquer la dégradation de l’état de santé de ces animaux, confirmé par les vétérinaires. La justice a tout de même demandé à éteindre le pylône deux mois pour voir comment se portent les vaches.





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