Pour François Bayrou, «les temps exigent que le premier ministre soit politique»


Le président du MoDem, interrogé sur sa volonté ou non d’exercer lui-même le rôle de chef de gouvernement, répond que ce choix appartient au président de la République.

Il persiste et signe. Pour François Bayrou, «les temps exigent que le premier ministre ou la première ministre soit politique». Sur France Inter ce matin, le maire de Pau juge que la situation politique actuelle – avec un parlement extrêmement fragmenté – exige de nommer quelqu’un d’autre à Matignon, afin «qu’on n’ait pas le sentiment que c’est la technique qui gouverne le pays, mais au contraire les sentiments profonds qui s’expriment dans le peuple».

Une attaque à peine dissimulée contre la première ministre Élisabeth Borne, accusée dès sa nomination d’être une «technocrate socialiste», par le Républicain Éric Ciotti. Un terme repris ensuite par Jean-Luc Mélenchon, lui reprochant d’être une «première ministre technocrate sans cœur», après qu’elle a suggéré à une personne en situation de handicap qu’elle pourrait retrouver du travail.

«Aller dans le sens de l’intérêt général»

Pour le centriste, «à chaque élection, la rupture est plus grave qu’à l’élection précédente». La coalition Ensemble! (Renaissance, MoDem et Horizons) n’étant pas parvenue à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, François Bayrou affirme dans nos colonnes l’importance de «se rapprocher autant que possible de l’union nationale». Il appelle à «changer la manière de gouverner et qu’on ait enfin ce qui permettrait une démocratie vivante : un président fort, un parlement fort et un gouvernement fort». Ce matin, il réitère sa volonté que «les gouvernements ne cherchent plus à imposer leur texte», mais aillent «dans le sens de l’intérêt général».

Quant à savoir s’il se voit lui-même exercer ce rôle de premier ministre «politique», François Bayrou rappelle que c’est la prérogative du chef de l’État, et répond avec un sourire équivoque qu’il «n’est pas une femme», soulignant l’importance symbolique d’une femme à cette fonction. Deux seulement l’ont exercée sous la Ve République, Édith Cresson (1991-1992) et Élisabeth Borne.





Notre Partenaire : Actu du jour

Source

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*