mort d’un indigène dans les manifestations antigouvernementales


Un indigène amazonien est mort mardi 21 juin lors d’une «confrontation» avec les forces de l’ordre lors de la 9e neuvième journée de manifestations contre le gouvernement équatorien, a déclaré à l’AFP une dirigeante d’un groupe d’organisations de défense des droits humains.

«Il y a eu une confrontation et cette personne a été touchée au visage, apparemment par une bombe de gaz lacrymogène», a déclaré l’avocate Lina María Espinosa, de l’Alliance des organisations des droits humains. Cet homme de 40 ans, du peuple quechua, faisait partie d’un groupe de manifestants qui bloquaient la localité amazonienne de Puyo, au sud de Quito. Dans la nuit de lundi à mardi, un jeune homme était mort après être tombé dans un ravin pendant les manifestations et le bureau du procureur a décidé d’ouvrir une enquête pour homicide présumé.

La puissante Confédération des nationalités indigènes d’Équateur (Conaie), qui a participé aux révoltes ayant renversé trois présidents entre 1997 et 2005 et mené les violentes manifestations de 2019 (11 morts), organise depuis le 13 juin des marches et barricades pour exiger une baisse des prix du carburant. Des milliers d’indigènes ont entamé lundi une marche pacifique vers le centre de Quito depuis le sud. Plusieurs centaines sont également arrivés par le nord dans la capitale de trois millions d’habitants. Outre le prix du carburant, les manifestants dénoncent le manque d’emplois, l’octroi de concessions minières dans les territoires autochtones, l’absence d’un contrôle des prix des produits agricoles et une renégociation des dettes des paysans auprès des banques.



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