La quasi-totalité des hôpitaux et Ehpad publics manquent de soignants, selon la Fédération Hospitalière de France


Près de 100% des hôpitaux et Ehpad publics interrogés par la Fédération Hospitalière de France affirment manquer d’infirmiers et d’aides-soignants, dont 80% de manière permanente.

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La Fédération Hospitalière de France tire la sonnette d’alarme sur les pénuries de personnel au sein des hôpitaux et Ehpad publics. « La quasi-totalité des établissements connaissent des difficultés de recrutement » d’infirmiers et d’aide-soignants « de manière permanente ou ponctuelle », selon une enquête dévoilée par la FHF mercredi 22 juin.

L’enquête, menée en avril et mai 2022 auprès de plus de 400 hôpitaux et Ehpad publics, révèle que 99% de ces établissements disent avoir du mal à recruter, dont 80,3% de manière permanente. La pression est particulièrement forte sur « les infirmiers et la nuit », qui « semble être la période la plus complexe à organiser ».

Les effectifs ont pourtant augmenté de 3% en moyenne entre 2019 et 2021 dans les établissements publics, note la FHF. Mais elle ajoute que la proportion de postes vacants chez les aides-soignants et les infirmiers n’a pas bougé, du fait de l’augmentation de la demande de soins notamment.

La situation en matière de ressources humaines non médicales « s’est le plus fortement dégradée » au sein des hôpitaux (hors CHU) : la part des postes d’infirmiers non pourvus a doublé pour atteindre 6,6% en avril 2022, contre 3% en 2019. Les hôpitaux ont particulièrement besoin d’infirmiers, et les Ehpad d’aides-soignants. La gériatrie reste de loin le secteur qui peine le plus à attirer du personnel, suivi par les blocs opératoires, la médecine (les services non spécialisés) puis la psychiatrie.

Ce manque de personnel est aggravé par l’absentéisme, qui se stabilise à un niveau « historiquement élevé » d’après la FHF. Elle estime que ce phénomène a concerné 10% des postes d’infirmiers et d’aides-soignants en 2021, comme en 2020, ce qui « fragilise le fonctionnement quotidien des équipes ». Elle note également que « les agents suspendus pour non vaccination » ne représentent que 0,3% du personnel et ne peuvent donc être considérés comme « un vivier ». La fédération avertit qu’« un été difficile se profile », notamment pour « la gestion des soins non programmés ».





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