la HATVP valide «avec réserve»


L’avis de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait été sollicité fin avril, juste avant que Eléonore Leprettre ne rejoigne Phytéis, qui regroupe en France les principaux fabricants de pesticides

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) demande à Eléonore Leprettre, nouvelle directrice de la communication dans l’industrie phytosanitaire, de s’abstenir de toute démarche auprès du nouveau ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, dont elle fut cheffe de cabinet, selon une décision publiée ce mercredi.

Entre octobre 2018 et mai 2022, Eléonore Leprettre a été cheffe adjointe du cabinet puis chef de cabinet de Marc Fesneau, alors ministre délégué auprès du premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Depuis le 20 mai, Marc Fesneau est ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire. L’avis de la HATVP avait été sollicité fin avril, juste avant que Eléonore Leprettre ne rejoigne Phytéis, l’ex-Union des industries de la protection des plantes (UIPP), qui regroupe en France les principaux fabricants de pesticides (Syngenta, Bayer, BASF, Corteva…).

Une réserve ayant un «délai de trois ans»

La Haute Autorité indique n’avoir aucun élément permettant de douter du respect des principes déontologiques par Eléonore Leprettre, mais pose des garde-fous, rappelant que l’intéressée «pourrait, dans le cadre de son activité au sein de Phytéis, entreprendre des démarches auprès des pouvoirs publics» et qu’il convient donc «d’encadrer» ses futures relations professionnelles, «afin de prévenir tout risque de mise en cause du fonctionnement normal, de l’indépendance et de la neutralité de l’administration».

«À cet effet, Eléonore Leprettre devra s’abstenir, au titre de son activité privée, de toute démarche, y compris de représentation d’intérêts, auprès de Marc Fesneau, tant que celui-ci sera membre du gouvernement, et des membres de son cabinet qui étaient en fonction en même temps qu’elle et qui occupent encore des fonctions publiques», enjoint la HATVP. Cette réserve vaut «jusqu’à l’expiration d’un délai de trois ans suivant la cessation de la relation de travail entre Eléonore Leprettre» et les personnes concernées. Son respect fera l’objet «d’un suivi régulier» par la Haute Autorité, qui précise qu’il incombe à Eléonore Leprettre «de n’utiliser aucun document ou renseignement non public dont elle aurait eu connaissance du fait de ses anciennes fonctions publiques, sans limite de durée». Eléonore Leprettre fait partie des neuf permanents de Phytéis et occupe le poste de directrice de la communication et des affaires publiques.



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