Accusés d’employer une femme de ménage sans papiers, les députés Alexis Corbière et Raquel Garrido démentent


Selon Le Point, le couple de députés Insoumis Raquel Garrido et Alexis Corbière auraient comme employée de maison une femme algérienne en situation irrégulière. Une accusation qu’ils réfutent.

Alors que les Insoumis portent de longue date dans leur projet celui de la régularisation des sans papiers, Le Point révèle ce mercredi que le couple de députés LFI, Alexis Corbière et Raquel Garrido, emploierait une femme en situation irrégulière. Selon l’hebdomadaire, une Algérienne de 36 ans, arrivée en France en 2008 avec un visa étudiant, aurait été contrôlée par la police le mois dernier, alors qu’elle promenait un des enfants du couple.

Ne pouvant présenter qu’un passeport algérien, cette femme aurait affirmé à la police «travailler jour et nuit à la fois au domicile des deux parlementaires à Bagnolet mais également dans un logement parisien où leurs enfants sont pris en charge afin d’être scolarisés dans la capitale». Toujours selon les informations du Point, le couple lui aurait fait miroiter une éventuelle régularisation de sa situation, si Jean-Luc Mélenchon accédait à l’Élysée ou à Matignon.

«Tout est faux»

«Je te dis de rester, tu restes, si ça te va pas, y’en a plein dans ton cas qui veulent travailler, mais tu peux oublier tes papiers», aurait écrit Raquel Garrido à cette femme, qui lui répond : «Pardon madame. Mais c’est pas bien». Réclamant un salaire, Raquel Garrido lui aurait promis «150 euros pour la semaine, on verra le reste après». «On te met un toit sur la tête, on te fait travailler donc soit t’es reconnaissante, soit je prends quelqu’un d’autre maintenant stop.»

Dans un communiqué commun, les députés affirment que «tout est faux» dans les incriminations du Point, qu’ils accusent de publier «un ramassis de mensonges» concernant leur famille. Ils rappellent que le journaliste à l’origine de cette enquête, Aziz Zemouri, a déjà été condamné pour diffamation. Ils réfutent un à un les éléments avancés par l’hebdomadaire, précisant ne pas employer cette femme, ne pas disposer d’un logement à Paris ni d’y scolariser leurs enfants, et de ne jamais avoir promis de papiers à cette personne. Ils annoncent avoir chargé leur avocat de «riposter judiciairement à cette attaque».



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