absence de personnel, manque de lits… l’été s’annonce «chaud» à l’hôpital



Yasmina Kattou, édité par Mélanie Faure

Les hôpitaux de France font face au manque de personnel et de moyens dans les services d’urgences. À un mois de l’été, la situation inquiète et risque de s’aggraver au fils du temps… à tel point, que cela pourrait mettre les patients en péril. Europe 1 est parti enquêter au sein des CHU de Rennes et de Creil.

Dans les établissements hospitaliers, la rupture d’accès aux soins se fait ressentir. Les hôpitaux manquent de personnel et manquent de lits. La situation pourrait devenir critique d’ici à cet été. Car ce sont 20% des services d’urgences en France connaissent déjà de graves difficultés et parmi eux, la moitié représente les plus gros CHU de France. Selon Samu, Urgences de France, aucun département n’est épargné.

À l’hôpital de Creil, dans l’Oise, le personnel s’inquiète. « Nous ne pourrons pas tenir », nous confie un médecin aux urgences. « On va se retrouver dans des situations de danger pour les patients parce qu’il ne faut pas imaginer qu’on fera la même qualité de travail avec un seul médecin là où il en faut deux. »

« Nous craignons le pire pour cet été »

À Rennes, le CHU ne pourra pas accueillir tout le monde. Louis Soula, chef des urgences et du Samu, tire la sonnette d’alarme. « On veut filtrer cet accès aux urgences. Le patient se présente devant un service d’urgences. Une procédure de régulation est mise en place pour éventuellement réorienter ce patient vers une offre adaptée. »

Pas de fermeture prévue à l’hôpital Avicenne de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, décrit une situation critique qui risque de s’amplifier. « On appelle ça les hospitalisations brancards et ce sont les patients qui se surveillent entre eux. Heureusement que parfois, c’est un patient qui appelle pour quelqu’un qui est sur un brancard d’un côté, qui va moins bien et on peut réagir. Nous craignons le pire pour cet été où il faudra bien quand même que les personnels prennent un minimum de vacances. »

Le pire serait que ces patients meurent à cause d’une attente trop longue, faute de personnel.



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