Toulouse a pris «une vraie leçon de rugby», reconnaît Mola


Toulouse a pris «une vraie leçon de rugby» par le Leinster (40-17) samedi à Dublin en demi-finale de la Coupe d’Europe, a reconnu son entraîneur Ugo Mola, dont l’équipe va désormais vite devoir «se remettre la tête à l’endroit» pour défendre son titre en Top 14.

Quel sentiment domine après une défaite aussi lourde?
Ugo Mola : Il y a forcément la déception de ne pas aller au bout jusqu’à Marseille (où se joue la finale ndlr). Après, de manière assez logique, la meilleure équipe jouera un match de plus. Sur la fraîcheur, la vitesse, les changements de rythme, j’ai l’impression qu’il y avait une équipe et une autre qui malheureusement n’a pas réussi à mettre la main sur le ballon, notamment sur les moments où on aurait pu mettre un peu plus de pression au Leinster. Bravo encore une fois à cette équipe qui a réalisé une performance XXL. Je ne faisais pas de la langue de bois quand je disais que j’étais assez admiratif du rugby qu’elle proposait et je le suis encore plus ce soir.

Quels enseignements pouvez-vous en tirer ?
On apprend toujours, particulièrement de ses défaites. Mais il va falloir la digérer, se remettre la tête à l’endroit après avoir pris une vraie leçon de rugby. Ce qui est quand même positif, c’est qu’une belle équipe de rugby est en finale de Coupe d’Europe. Nous, on a une saison à terminer, avec un titre national à défendre. On ne sort jamais indemne de ce genre de rencontres. Cela nous met face à notre réalité. Il faut analyser les bonnes choses pour pouvoir en sortir meilleurs. Il ne faut pas se tromper non plus sur les échéances à venir. Vraisemblablement, la qualification (en phase finale du Top 14) va être très tendue. On n’a pas trop le temps de réfléchir, il faut juste être dans l’action et dans la capacité que l’on aura à être le plus frais possible pour essayer de jouer un meilleur rugby.

Dans quelle mesure l’état de fraîcheur de votre équipe a-t-il pesé ?
Quand je suis sorti (du vestiaire), Johnny Sexton échangeait son maillot avec Romain Ntamack. Il y en a un qui a 22 ans et l’autre 36, mais il y en a un qui a joué 27 matches cette saison et l’autre 12 (…) On s’est rendu la tâche un peu compliquée en Coupe d’Europe avec beaucoup de matches à l’extérieur. Ce qui est sûr, c’est que les 32 minutes (de temps de jeu effectif) de notre championnat ne nous préparent pas à ce qu’on a vécu aujourd’hui. Mais comme on est dans le meilleur championnat du monde…



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