les sous-variants Ba.4 et Ba.5 pourraient mener à une reprise des contaminations en Europe


Ces sous-variants d’Omicron pourraient «entraîner une augmentation globale significative des cas de Covid-19 dans l’UE dans les semaines et mois à venir», a averti l’ECDC, vendredi.

L’Europe se dirige-t-elle vers une nouvelle vague épidémique ? Vendredi, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a mis en garde, dans un communiqué, contre la propagation de sous-variants d’Omicron, qui pourraient devenir rapidement dominants sur le continent et mener à une reprise des contaminations dans les semaines à venir.

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Identifiés pour la première fois en Afrique du Sud début 2022, Ba.4 et Ba.5 y sont devenus dominants. Ceux-ci sont déjà en Europe : le second représentait, au 8 mai, déjà «37% des cas positifs» au Portugal, et pourrait devenir majoritaire dans le pays «d’ici le 22 mai» prochain, estiment les autorités sanitaires.

Pour l’heure, les études ne montrent pas de «changement de gravité» de ces deux variants par rapport aux précédents sous-variants d’Omicron, mais ces derniers pourraient «entraîner une augmentation globale significative des cas de Covid-19 dans l’UE dans les semaines et mois à venir», estime l’organisation européenne. Leur «forte croissance» pourrait aussi leur permettre de supplanter les variants déjà dominants au sein des 27. S’ils ne sont probablement pas plus dangereux que les sous-variants déjà connus d’Omicron, la multiplication des cas peut peser sur les établissements de santé, en entraînant une vague d’hospitalisations, rappelle l’institution.

L’ECDC appelle donc les États à la prudence, en maintenant notamment une politique de tests importante pour identifier les variants et suivre la propagation de l’épidémie. Le communiqué souligne également les avantages de la vaccination, et notamment l’utilité d’une «deuxième dose de rappel» chez les personnes les plus fragiles, voire pour «certains ou tous les adultes de 60 ans et plus» et les groupes de population vulnérables. «Les pays doivent avoir des plans en place pour le déploiement rapide des doses de rappel dans ces groupes de population», indique l’organisation. Signe que ce sujet est pris au sérieux, Ba.4 et Ba.5 ont été reclassés «variants préoccupants» par l’ECDC, jeudi.

En Europe, la plupart des États connaissent une accalmie, sur le plan sanitaire, depuis un mois. C’est notamment le cas de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Autriche ou de la Belgique. Mais les contaminations semblent repartir à la hausse dans certaines nations, comme le Portugal ou l’Irlande, selon OurWorldInData. «On est en train d’atterrir, pas seulement en France, mais en Europe», commentait, début mai, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy. «La pandémie n’est pas finie» pour autant, nuançait le représentant, ajoutant que «les nouveaux variants vont prendre le pouvoir sur le variant actuel. On aura un retour d’un variant de ce virus à l’automne», avançait-il également.

En France, ces deux sous-variants restent peu présents. Dans son dernier point épidémiologique, Santé Publique France (SPF) notait que «le sous-lignage BA.2 est majoritaire en France, avec 98,6% des 1158 séquences de l’enquête Flash S17». S’ils ont été détectés il y a plusieurs semaines sur le territoire, Ba.4 et Ba.5 ne représentent qu’une poignée de contaminations : «au 10/05/2022, sept cas de BA.4 et 15 cas de BA.5 ont été identifiés sur le territoire au cours d’enquêtes Flash», précisait SPF.

Les réinfections se sont toutefois multipliées ces derniers mois : 961.550 «cas possibles» ont été identifiés, entre début mars 2021 et fin avril 2022, «dont 96,7%» depuis l’émergence du variant Omicron. Or, comme le souligne l’ECDC, Ba.4 et Ba.5 peuvent échapper «à la protection immunitaire induite par une infection et/ou une vaccination antérieures, en particulier si celle-ci a diminué avec le temps». Ces cas pourraient donc se multiplier, si ces sous-variants se diffusent dans les semaines à venir.

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