Qu’est-ce que la kératite amibienne, cette maladie dont a souffert la présentatrice de TF1 Marie-Sophie Lacarrau?



La kératite amibienne infectieuse est une maladie rare et sévère. Elle peut conduire à la perte d’un oeil.

Elle est de retour. Après avoir été éloignée du 13h de TF1 pendant près de cinq mois en raison d’une kératite amibienne à l’œil droit, Marie-Sophie Lacarrau reprendra son poste lundi prochain. L’occasion pour notre consoeur de faire connaître et d’alerter sur cette infection très rare et très douloureuse.

La maladie oculaire dont elle a été victime est « une atteinte de la cornée, c’est-à-dire la partie transparente de l’œil, par un agent pathogène », explique Laurence Desjardins, directrice administrative et scientifique de la Société française d’ophtalmologie.

Il peut s’agir d' »un virus, d’un champignon, d’une bactérie ou d’amibes (parasites présents dans la matière fécale ou l’eau) ». C’est ce dernier élément qui est à l’origine de la kératite infectieuse de Marie-Sophie Lacarrau, appellée kératite amibienne.

« La combinaison fatale a été: lentilles et eau du robinet », raconte la présentatrice ce vendredi dans une interview pour Le Parisien.

Cette maladie peut entraîner une perte de l’œil

« Ces pathologies sont plus présentes chez les porteurs de lentilles de contact, notamment celles qui sont souples », observe Laurence Desjardins. Le risque est accru lorsque celles-ci ne sont pas jetables. « Il faut les enlever le soir et les remettre chaque matin, donc toute erreur de manipulation peut amener à une contamination des lentilles, puis de l’ œil », précise l’experte.

Les kératites amibiennes sont rares, elles concernent environ une centaine de personnes par an. Elles peuvent se caractériser par des douleurs sévères, des rougeurs oculaires, une baisse d’acuité visuelle ou encore une photophobie, c’est-à-dire une hypersensibilité à la lumière.

Dès l’apparition de ces symptômes, « il faut aller rapidement chez un ophtalmologiste », insiste Laurence Desjardins, soulignant que « les conséquences de cette maladie peuvent aller jusqu’à la perte d’un œil ».

Se rendre chez un spécialiste est d’autant plus important que la durée du rétablissement en dépend. « Si on voit un ophtalmologiste au début, cela peut être l’affaire d’une quinzaine de jours, sinon, ça prend quelques mois », indique Laurence Desjardins. La même précise que pour se soigner, « il faut prendre plusieurs antibiotiques comme le FLAGYL ».

Dans certains cas, il peut être nécessaire de se couper du monde pendant plusieurs semaines, en s’enfermant dans le noir. C’est notamment ce qui est arrivé à Marie-Sophie Lacarrau.



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