près d’un million de possibles réinfections en France


Santé Publique France parle de réinfection possible lorsqu’un premier épisode de Covid-19 est suivi d’un deuxième, à condition qu’ils soient espacés d’au moins 60 jours.

La France approche du million de cas possibles de réinfections par le Covid-19, avec la flambée de contaminations liées au variant Omicron, a indiqué vendredi 13 mai Santé publique France. «Les résultats obtenus sur les prélèvements compris entre le 2 mars 2021 et le 24 avril 2022 montrent 961.550 cas possibles de réinfection identifiés, dont 96,7% depuis le 06 décembre 2021», selon l’agence sanitaire.

Santé Publique France parle de réinfection possible lorsqu’un premier épisode de Covid-19 est suivi d’un deuxième, à condition qu’ils soient espacés d’au moins 60 jours. Deux catégories ont été plus touchées: les adultes âgés de 18 à 40 ans, et les professionnels de santé. C’est le possible reflet d’une plus grande exposition au risque, d’une moindre adoption des mesures de prévention ou d’une moindre couverture vaccinale.

Les femmes ont été un peu plus réinfectées que les hommes. L’écrasante majorité des deuxièmes épisodes est survenue lors de la cinquième vague de la pandémie. Le variant Omicron, très contagieux, est en cause dans une quasi-totalité des réinfections possibles (près de 93%), selon les résultats de criblage disponibles et interprétables.

Manque de données cliniques

«Après une courte stabilisation début janvier 2022, la proportion des cas possibles de réinfection rapportés à l’ensemble des cas de Covid-19 a régulièrement augmenté» et a représenté 6,9% la semaine du 19 avril, a noté Santé publique France. Le rebond de la circulation du Sars-Cov-2 au printemps et l’émergence du sous-lignage d’Omicron BA.2, plus transmissible que BA.1 et devenu majoritaire, sont «deux facteurs pouvant jouer un rôle dans la tendance actuelle à l’augmentation du nombre de réinfections».

«Il semble de plus vraisemblable que la diminution de la protection immunitaire post-infectieuse ou post-vaccinale au cours du temps dans la population française amplifie ce phénomène», écrit SPF. Le délai moyen entre les deux épisodes d’infection est d’un peu plus de 7 mois. Santé publique France a rappelé les limites sur ses évaluations de réinfections, par manque de données cliniques, virologiques ou épidémiologiques.

Au regard de la description des cas de réinfections précoces dans le monde, l’agence française s’est aussi interrogée sur un abaissement à 30 jours du délai pris en compte entre deux épisodes de Covid-19. Mais «l’analyse des réinfections possibles survenues entre 30 et 59 jours montre qu’il est délicat de les prendre en compte». «Le plus probable est que ce soit des cas d’infection prolongée plutôt que des cas de réinfection», a précisé SPF lors d’un point presse.


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