préavis de grève national pour les salaires


Ce préavis devrait être déposé par les syndicats à partir du 2 juin prochain.

Les syndicats des salariés de l’électricité et du gaz comptent déposer dans les prochains jours un préavis de grève national à compter du 2 juin, pour une revalorisation de la grille des salaires prenant en compte l’inflation, a-t-on appris vendredi de sources syndicales.

Afin de faire pression sur les représentants du patronat et d’ouvrir au plus vite des négociations, la CFE-Energies, la CFDT Chimie-Energie, la FNEM-FO et la FNME-CGT, réunies vendredi en interfédérale, ont décidé de déposer un «préavis de grève commun avec un appel à la grève à compter du 2 juin, en espérant qu’on ait des employeurs qui reviennent à une certaine lucidité», a indiqué à l’AFP Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la FNME-CGT. «Notre but, ce n’est pas d’aller impacter les usagers», a assuré Fabrice Coudour qui n’exclut pas en revanche un mouvement sur la durée, si nécessaire.

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Une revalorisation de la grille du salaire national

Lors d’une réunion jeudi avec les représentants de la branche, les syndicats ont demandé que la question des salaires soit discutée, mais «la direction (de la branche, qui comprend des représentants de l’Union française de l’électricité ou UFE et de l’Union nationale des industries gazières ou Unemig) a complètement botté en touche», a ajouté le responsable syndical. Les représentants des groupes du secteur veulent «bien en discuter, mais après les législatives», selon Fabrice Coudour. Ils souhaiteraient selon lui connaître les mesures salariales qui seront proposées par le gouvernement: «ils mettent en attente, comme si la vie chère, le pouvoir d’achat n’évoluait pas depuis le début de l’année», a-t-il déploré. Contactée par l’AFP, l’UFE a indiqué que ce sujet ne figurait pas à l’ordre du jour de la réunion de jeudi: «à la suite d’échanges sur le sujet, nous avons donné rendez-vous aux fédérations syndicales fin juin, début juillet».

«On demande une revalorisation de la grille du salaire national de base pour que les salariés de la branche des IEG (industries électriques et gazières) ne perdent pas en pouvoir d’achat, d’autant que les premiers niveaux de rémunération sont passés en-dessous du Smic», a indiqué Amélie Henri, secrétaire nationale CFE-Unsa énergies pour EDF. «On a eu une augmentation en début d’année de 0,3% de cette grille, qui ne compense pas l’inflation», a-t-elle ajouté. L’inflation a atteint 4,8% sur un an en avril, après 4,5% en mars, a indiqué vendredi l’Insee, confirmant sa première estimation publiée fin avril. «Les niveaux de rémunération les plus bas étant en-dessous du Smic, l’entreprise est contrainte d’embaucher à un niveau de rémunération supérieur pour ne pas être en-dessous des minima», a précisé Mme Henri.


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