L’UE exhorte Téhéran à libérer un universitaire irano-suédois condamné à mort


Le représentant de l’Union européenne Enrique Mora a dit vendredi 13 mai avoir exhorté l’Iran à libérer l’universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à mort, lors d’une visite à Téhéran pour relancer les pourparlers sur le nucléaire iranien.

Lors de sa visite à Téhéran, Enrique Mora, négociateur de l’Union européenne chargé de coordonner les pourparlers sur le nucléaire iranien, a rencontré mercredi et jeudi le négociateur en chef iranien Ali Bagheri, selon les médias officiels. L’Iran est engagé depuis un an dans des négociations directes avec les grandes puissances pour relancer l’accord de Vienne conclu en 2015 sur son programme nucléaire, mais dont Washington s’est retiré unilatéralement en 2018. Vendredi, Enrique Mora a indiqué avoir également abordé lors de sa visite le cas de Ahmadreza Djalali alors que son exécution devrait avoir lieu au plus tard le 21 mai, selon l’agence de presse Isna. «J’ai exprimé à Téhéran la nécessité de ne pas exécuter #AhmadrezaDjalali et demandé sa libération pour des raisons humanitaires», a-t-il tweeté.

Le chercheur en médecine d’urgence, qui était basé à Stockholm où il travaillait pour l’Institut médical Karolinska, a été arrêté lors d’une visite en Iran en 2016. Accusé d’avoir transmis au Mossad –les services de renseignement israélien– des informations sur deux responsables du programme nucléaire iranien, ce qui aurait permis leur assassinat entre 2010 et 2012, Ahmadreza Djalali avait été condamné à mort en 2017. En février 2018, pendant sa détention, la Suède lui a accordé la nationalité suédoise. En mars 2021, les experts de l’ONU en droits humains avaient appelé Téhéran à libérer Ahmadreza Djalali, dénonçant un «traitement cruel et inhumain».

Refus d’échanger des prisonniers

L’annonce début mai de son exécution prochaine est survenue au dernier jour du procès de Hamid Noury, un ancien responsable pénitentiaire iranien, jugé à Stockholm depuis août 2021 pour «crimes contre l’humanité», crimes de guerre, et pour l’exécution d’un grand nombre de prisonniers en Iran dans les années 1980. Les procureurs ont requis la réclusion à perpétuité pour Hamid Noury, qui devrait être condamné en juillet. L’Iran a dénoncé l’arrestation et le procès «illégaux» de Hamid Noury et appelé à sa libération. La justice iranienne a exclu tout échange entre Hamid Noury et Ahmadreza Djalali.

Peu de temps après la fin du procès de Hamid Noury, la Suède a fait état de l’arrestation en Iran de l’un de ses ressortissants. Deux Français ont par ailleurs été arrêtés en Iran, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères qui a condamné une arrestation «sans fondement» et réclamé leur «libération immédiate».


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