16 et 12 ans de prison requis contre une mère et son fils accusés d’avoir tenté d’assassiner le père


De nationalité américaine, June Hopkins et son fils sont accusés d’avoir espionné pendant des mois leur ex-compagnon et père et d’avoir tenté deux fois de l’assassiner.

Des peines de 16 et 12 années de réclusion criminelle ont été requises vendredi à l’encontre d’une mère et de son fils américains, accusés d’avoir tenté d’assassiner par deux fois le père français de ce dernier, sur fond de «complot» et d’héritage familial.

L’avocat général Olivier Bray a aussi requis des interdictions du territoire, et demandé que l’altération du discernement pour le fils, «sous la coupe» de sa mère, soit retenue.

En 2010, June Hopkins, 60 ans, et son fils Brendan Walsh, 30 ans, avaient récemment repris contact avec le père de ce dernier, Grégoire L., qu’ils n’avaient pas vu depuis 15 ans. À l’été, une dispute avait éclaté quand Grégoire L. s’était aperçu que sa famille américaine avait fouillé ses papiers, notamment ceux concernant la succession de son père. Son fils lui avait alors, selon sa version, versé de l’allume barbecue dessus, avant de tenter d’allumer un briquet. La deuxième tentative d’assassinat date de 2015, quand Grégoire L. et sa sœur avaient été agressés devant chez eux par «les Américains», qui avaient tenté de les étrangler, casques de motos sur la tête. La mère et le fils avaient été interpellés le lendemain.

Une «haine farouche, un désir absolu de vengeance»

«Ce que ne savent pas encore les enquêteurs» à l’époque, a dit l’avocat général, c’est que June Hopkins et son «bras armé» de fils vivaient alors depuis trois ans «en vase clos» à Paris, consacrant l’intégralité de leur temps à espionner et harceler Grégoire L., animés d’une «haine farouche, un désir absolu de vengeance». Dans leur cave, les enquêteurs avaient retrouvé des lunettes caméras, des gilets de camouflage, des masques, une scie, une machette et une hache.

Les deux accusés ont nié les faits, assurant qu’ils étaient en vérité eux-mêmes victimes d’un «complot» du père et de ses proches, pour les éliminer. «Pour quelle raison ?», n’a cessé de demander la cour d’assises depuis le début du procès lundi, sans obtenir de réponse cohérente.

«Le complot, c’est un écran de fumée», a balayé l’avocat général. «On a créé une histoire pour légitimer les actions». C’est une «histoire de fou», ils ont l’air «d’amateurs», mais ce n’est pas «drôle», a-t-il ajouté. Grégoire L., «tombé dans une profonde dépression» et dont la vie était devenue «un enfer», et sa famille, n’avaient «rien demandé», a-t-il aussi martelé. Le verdict est attendu dans l’après-midi.



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