Santé. Que valent les tests de Q.I.?



« Le quotient intellectuel ou Q.I. est le résultat d’un test, nous explique Stéphanie Aubertin. Une mesure des capacités cognitives grâce à différentes tâches : compréhension verbale, manipulation dans l’espace, raisonnement, mémoire de travail, vitesse de traitement…. »

Dès lors, chaque participant obtient un résultat qui est ensuite comparé à son groupe d’âge. Le score moyen est compris entre 90 et 110. Au-delà, on parle souvent de « surdoué » ou de « haut potentiel intellectuel ». Et en-dessous de 80, on évoque une déficience intellectuelle légère, moyenne ou sévère.

QI = intelligence ?

« Aujourd’hui, on parle davantage de fonctionnement cognitif, de la façon dont chacun utilise les capacités de base, que de seuil d’intelligence. »

De façon imagée, la neuropsychologue compare le quotient intellectuel à une voiture : « ce n’est pas parce que l’on a une voiture de qualité que l’on va forcément la conduire correctement. »

En clair, le test Q.I. ne mesure pas l’intelligence, mais « la probabilité d’agir avec intelligence ».

Pas « un » mais « des » tests de Q.I.

Depuis les prémices du Q.I. en 1905 avec Alfred Binet, les tests ont beaucoup évolué… et il en existe d’ailleurs de nombreux. Aujourd’hui, en France, les tests de Wechsler sont les plus utilisés. Ils différent selon les âges :

  • Le WPPSI-IV  (pour Wechsler Preschool and Primary Scale of Intelligence – Échelle d’intelligence préscolaire et primaire de Wechsler) destiné aux enfants de 2 ans et 6 mois à 7 ans et 7 mois ;
  • Le WISC V (pour Wechsler Intelligence Scale for Children – Échelle d’intelligence de Wechsler pour les enfants) pour les jeunes de 6 à 16 ans et 11 mois ;
  • Le WAIS IV (pour Weschler Adult Intelligence Scale – Échelle d’intelligence de Wechsler pour les adultes) à destination des 16-79 ans.

Les tests Q.I., pour qui, pourquoi ?

« Les médias ont beaucoup focalisé sur le Q.I. », lance Stéphanie Aubertin. « Des séries s’y consacrent (« HPI » sur TF1), des émissions de télévision vous proposent de calculer votre quotient… Mais c’est la plupart du temps du marketing. Avec pour conséquence des amalgames. Les gens confondent par exemple un éventuel mal-être de leur enfant à l’école avec un Q.I. élevé. Certains s’estiment à haut potentiel et rejettent les tests car ils se reconnaissent dans les signes présentés à la télé… »

En clair, le Q.I., cela ne s’improvise pas. Un simple chiffre n’a pas beaucoup d’intérêt sans explications. Il convient donc de faire un test auprès d’un professionnel formé (psychologue) qui fera ensuite une comparaison grâce à une valeur étalon.

Ainsi, des tests peuvent être pratiqués pour savoir si l’on est surdoué ou encore répondre à des questions que l’on se pose sur son enfant (pourquoi est-il en échec scolaire, a-t-il des soucis d’apprentissage, est-il précoce…), pour révéler des troubles neurodéveloppementaux, diagnostiquer un trouble Dys… et ainsi opérer des adaptations. Chez l’adulte, des difficultés professionnelles ou dans la vie de tous les jours peut aussi évoquer un haut potentiel et donc conduire à réaliser un test de Q.I..



Notre partenaire : 24h Actu

Source

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*