Le gouvernement va supprimer la redevance audiovisuelle dès 2022


Emmanuel Macron en avait fait une promesse de campagne.

C’était une promesse de campagne du candidat Macron. Selon le compte-rendu du Conseil des ministres de mercredi, le gouvernement souhaite supprimer la redevance audiovisuelle dès 2022. «La contribution à l’audiovisuel public sera supprimée de manière pérenne dès cette année et le financement de l’audiovisuel public sera assuré dans le respect de l’objectif à valeur constitutionnelle de pluralisme et d’indépendance des médias», indique le gouvernement, dans la retranscription d’une communication du ministre de l’Économie Bruno Le Maire lors du conseil des ministres. À Bercy, on confirme que «l’objectif» est en effet d’entériner cette suppression «en 2022», via le projet de loi de finances rectificative (PLFR) qui sera présenté après les élections législatives de juin.

Plus de 3 milliards d’euros de recettes

Durant la campagne présidentielle, cette mesure avait été décidée afin de soutenir le pouvoir d’achat des ménages. Chaque année, ceux qui possèdent un téléviseur doivent payer une redevance de 138 euros. Cet impôt rapporte tous les ans plus de 3 milliards d’euros nets. Il permet de financer les chaînes de TV et de radio du secteur public, comme France Télévisions, Radio France, Arte ou France Médias Monde.

Emmanuel Macron n’était pas le seul à avoir fait cette promesse. Les candidats Valérie Pécresse (LR), Marine Le Pen (RN) et Éric Zemmour (Reconquêtes) avaient également annoncé leur intention de supprimer la redevance.

Durant la campagne présidentielle, l’annonce de la disparition possible de la redevance avait fait naître des craintes sur un risque de perte d’indépendance des médias audiovisuels publics vis-à-vis de l’État. À l’époque, le gouvernement avait tenu à rassurer. «On a besoin d’un audiovisuel public fort dans un contexte de désinformation, dans un contexte où les géants du numérique font circuler des informations qui ne sont pas toujours sourcées, on a besoin d’un audiovisuel public parce qu’il participe aussi à la création française», avait indiqué son porte-parole Gabriel Attal sur France Inter, avant d’ajouter: «on va continuer à le financer, à garantir ses moyens, son indépendance».

Il n’est pas certain que les craintes soient éteintes pour autant dans la mesure où le mécanisme qui doit remplacer la redevance TV afin de financer l’audiovisuel public n’a pas encore été précisé. Cette question a été au cœur d’une mission de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac), mandatée en octobre dernier par l’exécutif.



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