ces Français qui ne veulent plus se faire tester



Pour certains professionnels de la santé, il pourrait s’avérer utile de revoir le modèle actuel, et de d’abord prioriser les personnes symptomatiques.

Tester, tester et encore tester. Invité dimanche passé sur l’antenne de BFMTV, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal l’avait assuré, le gouvernement allait encourager les Français à se tester en masse afin de tenter de circonscrire les contaminations au Covid-19 en France. Cette semaine, ce dernier confirmait que « 12 millions de tests par semaine » étaient réalisés depuis le passage à la nouvelle année.

Priorisation?

Une partie de la population fait pourtant part de sa lassitude. Au micro de BFMTV, David, un étudiant espagnol explique « en avoir marre. »

« Je me fais tester tous les deux jours, des tests salivaires, des tests de narine », détaille-t-il.

« Moi je ne me fais pas tester puisque je suis vaccinée, et je trouve que le virus est moins dangereux », argue de son côté Sarah, une jeune salariée. A notre antenne, Robert Sebbag, infectiologue à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, assure comprendre l’aigreur des Français, et pense qu’une nouvelle stratégie de tests pourrait être nécessaire.

« C’est vrai qu’aujourd’hui c’est des millions de tests, ça coûte un milliard d’euros par mois. On peut se poser la question de prioriser les tests, c’est-à-dire ‘les gens qui ont des symptômes d’abord’, parce que c’est un thermomètre important, ça nous permet de comprendre la circulation du virus. Alors oui continuer mais avec des priorisations et en particulier sur les gens symptomatiques », développe-t-il.

Jeudi, l’Assurance maladie avait estimé à 170 millions le nombre de tests remboursés dans le pays en 2021, soit trois fois plus qu’en 2020, mais pour une dépense « uniquement » 1,7 fois plus élevée (environ un milliard d’euros).

Les enfants en première ligne

Parmi les plus réfractaires à ces tests, les parents d’enfants, dont le quotidien a été dernièrement bouleversé par les nouveaux protocoles successivement mis en place par le gouvernement. Lundi, le Premier ministre Jean Castex en a dévoilé une nouvelle mouture: désormais, le premier des trois tests demandés aux élèves cas-contacts peut être réalisé grâce à un autotest, qui devra être renouvelé deux et quatre jours plus tard.

« On a des enfants qui se font tester tous les deux jours, il n’y a pas forcément de tests en pharmacie, les parents doivent attendre une heure devant la pharmacie », s’inquiète une mère de famille, à notre micro.

Une course aux tests aux conséquences bien réelles sur les plus jeunes. « Plus vous testez les enfants, plus ils s’inquiètent », estime Agnès Florin, une psychologue interrogée à ce sujet dans les colonnes du Parisien.

« Les tests à répétition peuvent affecter sur l’instant le bien-être des enfants, leur capacité à rire, à jouer et à apprendre », note toutefois la pédopsychiatre et épidémiologiste Viviane Kovess-Masféty, toujours dans le quotidien francilien.

« Mais de là à développer des troubles anxieux et durables… »

Pour elle, il s’agit de différencier les troubles passagers à ceux bien plus profonds, qui doivent être traités.



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