pourquoi la FCPE réclame davantage de tests salivaires pour les enfants



Pourquoi ne pratique-t-on pas davantage de tests salivaires sur les enfants ? Alors que le variant Omicron circule énormément, et que les écoliers se font beaucoup tester ces derniers temps, les parents d’élèves de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) réclament le renforcement de ces tests de dépistage du Covid-19 dans les établissements scolaires. 

Si la FCPE souhaite cette augmentation des tests salivaires, c’est d’abord parce qu’ils sont moins douloureux pour les écoliers. À la place d’introduire un écouvillon dans le nez, il suffit en effet de cracher dans un récipient ou de se faire prélever un peu de salive sur un bâtonnet. Le prélèvement est ensuite analysé pour savoir si l’enfant est positif au Covid-19. 

De plus, ces tests PCR salivaires sont plus fiables qu’un test antigénique nasal, au résultat rapide, et qu’un autotest. En effet, le PCR salivaire se situe juste en-dessous du test PCR dans le nez en termes de fiabilité, avec un taux de 85 à 90%. Il existe aussi des tests salivaires antigéniques, plus rapides en termes de résultat, mais jugés moins fiables par la Haute Autorité de santé.      

Fort de ces constats, les tests salivaires pourraient donc être plus utilisés prochainement, notamment en raison d’une caractéristique du variant Omicron. D’après une étude récente, il semble que la viralité d’Omicron soit plus élevée dans la salive : les tests salivaires PCR pourraient donc même devenir plus fiables que les PCR dans le nez pour détecter ce variant du Covid-19. La Haute Autorité de santé surveille cela de près.

Cependant, il existe quelques obstacles dans l’utilisation de ces tests salivaires comme une véritable solution de lutte contre l’épidémie. Lorsque le gouvernement a tenté de les déployer au printemps dernier, les enfants devaient avoir une autorisation des parents. Or, beaucoup n’en avaient pas. Ensuite, les tests salivaires à l’école doivent se pratiquer avec l’aide d’un adulte : il faut donc du personnel, ce qui n’est pas toujours évident. De plus, même s’ils ne nécessitent pas un prélèvement dans le nez, les tests salivaires n’en sont pas moins des tests PCR, qui nécessitent donc d’être analysés dans un laboratoire. Et en ce moment, ces laboratoires sont débordés. 

Et même si ces tests salivaires apparaissent comme sous-utilisés par rapport aux autres tests, 270 000 ont tout de même été pratiqués la semaine du 3 janvier, en majorité sur des élèves de 7 à 11 ans.  





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