la France teste-t-elle trop, ou pas assez ?



C’est la question qui monte ces derniers jours : la France teste-t-elle trop, ou pas assez, contre le Covid-19 ? Depuis quelques jours, on entend un peu tout et son contraire sur le nombre de tests pratiqués.

Par exemple, la semaine dernière sur BFM TV, le Premier ministre Jean Castex disait qu’on était quasiment champion du monde. « La France est le deuxième pays au monde à tester. On peut dire que ce n’est pas assez, qu’il y a des queues, qu’il faut attendre… Tout cela est juste, mais on a mis le paquet et nous testons beaucoup. » Et à l’inverse sur franceinfo, l’eurodéputé Les Républicains Brice Hortefeux relativisait largement la capacité de dépistage en France : « Le gouvernement s’enorgueillit d’avoir un million de tests par jour. Le Royaume-Uni, c’est dix millions par jour ! »

Pas de jaloux : aucun des deux n’a raison. D’un côté Brice Hortefeux exagère très largement le nombre de tests au Royaume-Uni. Ce n’est pas dix millions par jour, mais plutôt autour d’un million et demi, c’est-à-dire un peu plus, mais pas beaucoup plus, qu’en France. 

De l’autre côté, Jean Castex lui aussi exagère parce qu’il n’y a pas que le Royaume-Uni à être devant nous : c’est aussi le cas de Chypre, de l’Autriche, de la Grèce, du Danemark ou encore du Portugal. La France est plutôt autour de la 7e place, d’après le site our world in data qui compile de nombreuses données sanitaires à travers le monde, y compris le nombre de test par habitants et par pays. 

Ce qui est certain, c’est qu’il y a quand même beaucoup de tests réalisés chaque jour en France. Rien que la première semaine de janvier, plus de neuf millions ont été effectués. On approche des 12 millions cette semaine, selon Olivier Véran. Des chiffres records portés notamment par un large dépistage chez les enfants,
mais aussi à cause du variant Omicron, plus contagieux. À titre de comparaison, il y a un an, en décembre 2020, on testait trois à quatre fois moins qu’aujourd’hui.

Plusieurs membres de la communauté médicale estiment d’ailleurs que ce dépistage est trop large, et appellent à mieux cibler comme par exemple en Israël, où les PCR sont essentiellement réservés aux plus de 60 ans et aux personnes fragiles, pour éviter d’embouteiller le système de dépistage. 

 





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