que risque-t-on si l’on retire ses enfants de l’école avant les vacances?



La loi indique que l’assiduité scolaire est un « devoir des élèves » et que toute absence doit être dûment justifiée.

Si les écoles resteront bien ouvertes jusqu’au 18 décembre, comme l’a annoncé lundi le Premier ministre Jean Castex, certains parents peuvent être tentés de prendre un peu d’avance.

Mais même si vous êtes inquiets du regain de l’épidémie de Covid-19, retirer ses enfants de l’école sans motif valable n’est pas prévu par la loi. Jean-Michel Blanquer a mis en garde les parents ce mardi sur RTL.

« Pour moi, c’est très important que les enfants aillent à l’école, ce n’est pas une variable d’ajustement. On ne doit pas, dans notre société, accoutumer tout le monde au fait que l’école est une chose où l’on va, où l’on ne va pas … », a déclaré le ministre de l’Education nationale.

Une obligation parentale

Présenter ses enfants à l’école fait d’ailleurs partie des obligations parentales, sauf cas exceptionnel. La loi n’autorise l’absence d’un enfant en âge d’être scolarisé (entre 3 et 16 ans) qu’en des cas bien précis: maladie de l’enfant ou de l’un de ses proches si elle est contagieuse, réunion solennelle de famille (mariage, enterrement…), empêchement lié à un accident de transport ou encore nécessité pour l’enfant de suivre ses représentants légaux en déplacement.

« L’assiduité aux enseignements obligatoires prévus à leur emploi du temps est un des devoirs des élèves », rappelle l’Education nationale sur son site.

Le ministère condamne fermement les parents qui envisageraient des « vacances ‘à la carte’, qui perturberaient le fonctionnement de la classe et nuiraient à la scolarité » de leurs enfants.

Une amende de 135 euros

Toute absence doit également être dûment justifiée par les représentants légaux de l’élève.

« Lorsqu’un enfant manque momentanément la classe, les personnes responsables doivent, sans délai, faire connaître au directeur ou à la directrice de l’établissement les motifs de cette absence », indique encore l’Education nationale.

Et si vous décidez de passer outre ces indications, vous encourrez une amende de 135 euros. La sanction pourra monter jusqu’à 2 ans de prison et 30.000 euros d’amende dans le cas où les absences sans motif valable de votre enfant « compromettent l’éducation » de celui-ci, précise le site du service public.

Cette sanction ne doit cependant être appliquée qu’en « ultime recours », indique le site de l’Education nationale. Elle reste d’ailleurs plus théorique que pratique. Aucun exemple d’amende infligée à des parents ayant emmené leur enfant en vacances en période scolaire n’est remonté à la direction générale de l’enseignement scolaire, selon LCI.



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