une autre femme témoigne après la diffusion d' »Envoyé Spécial »



Louise Bernard, édité par Manon Fossat

Après la diffusion jeudi soir d’un reportage d' »Envoyé Spécial » donnant la parole à des femmes qui accusent Nicolas Hulot d’agressions sexuelles, une comédienne brise à son tour le silence. Dans une lettre publiée sur le site de France info, l’animatrice Maureen Dor raconte que l’ancien ministre lui aurait « sauté dessus » alors qu’elle avait 18 ans.

Caresses ou baisers par surprise, tentative de fellation forcée : trois femmes ont témoigné contre Nicolas Hulot pour des faits qui auraient eu lieu entre 1989 et 2001, prescrits, dans un reportage diffusé jeudi soir par Envoyé Spécial. Des accusations que le militant écologiste nie formellement. Mais après la diffusion de cette enquête, une autre femme témoigne et explique avoir été, elle aussi, agressée sexuellement par l’ancien animateur et homme politique.

L’animatrice et comédienne belge Maureen Dor a en effet adressé une lettre aux équipes d’Envoyé Spécial. Une démarche qu’elle a entreprise, lorsqu’elle a appris que plusieurs femmes allaient témoigner dans l’émission. Elle y raconte que Nicolas Hulot lui aurait « sauté dessus » et aurait « tenté de l’embrasser » contre son gré dans un hôtel à Bruxelles. Elle avait alors 18 ans et les faits, qui remonteraient à 1989, seraient donc prescrits. 

D’autres femmes réfléchiraient à témoigner

La lettre de la comédienne a été publiée en intégralité sur le site internet francetvinfo.fr. Après cette nouvelle accusation, Nicolas Hulot n’a pas réagi, mais il avait affirmé sur BFMTV ignorer tout des accusations de violences sexuelles avant la diffusion du reportage d’Envoyé Spécial. « Ces affirmations sont mensongères », a-t-il martelé, regrettant de ne pas avoir pu visionner l’émission avant qu’elle ne soit diffusée.

« Il n’y a d’ailleurs aucune enquête en cours sur ces faits », a insisté son avocat Alain Jakubowicz dans un entretien au Point jeudi. « Le doute doit profiter à l’accusé ». Elise Lucet dit, elle, avoir proposé à Nicolas Hulot et à ses avocats de regarder le reportage « avec les visages floutés », afin que l’ancien ministre animateur présente sa version des faits. Mais ils « ont refusé ». Jeudi soir en plateau, après la diffusion de son enquête, la réalisatrice Virginie Vilar a confié que d’autres femmes réfléchissaient à témoigner. 



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