un deuxième «Dalton» en garde à vue après des tirs de mortiers d’artifice sur des policiers


Les «Dalton», un groupe de rappeurs lyonnais connu pour provoquer la police, ont diffusé jeudi des images montrant trois hommes vêtus de leur costume, en train de tirer des mortiers d’artifice.

Un deuxième suspect a été interpellé après des tirs de mortiers d’artifice visant la police mercredi 24 novembre, une action revendiquée par le groupe lyonnais des «Dalton», en marge d’une manifestation contre un direct de la télévision CNews dans un quartier de Lyon, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Lyon. Un premier «Dalton» avait été interpellé mercredi et placé en garde à vue pour «violence avec arme sur personne dépositaire de l’autorité publique» après l’action diffusée sur le compte Instagram du groupe. Sa garde à vue a été prolongée jeudi, a indiqué Nicolas Jacquet, le procureur de Lyon joint par l’AFP.

Les «Dalton», un groupe de rappeurs lyonnais connu pour provoquer la police, ont diffusé jeudi des images montrant trois hommes vêtus du costume rayé jaune et noir des bandits bagnards de la bande dessinée, en train de tirer des mortiers d’artifice en marge d’une manifestation organisée par les groupes antifascistes de Lyon contre la participation du président du RN Jordan Bardella au direct de CNews. La deuxième édition de l’émission Face à la Rue de CNews, organisée sous la surveillance étroite de policiers et de CRS, mobilisés pour maintenir l’ordre, s’est déroulée sans incident dans le quartier de la Guillotière. Cette émission, animée par Jean-Marc Morandini, visite avec des personnalités ce que la chaîne CNews considère comme des «zones de non-droit».

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Ce quartier, où s’est déployé un marché sauvage avec différents trafics de rue suscitant un fort sentiment d’insécurité chez les riverains, est au centre de l’attention des autorités depuis plusieurs mois. Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet et les maires des 7e et 3e arrondissements, Fanny Dubot et Véronique Dubois-Bertrand ont déploré dans un communiqué que l’émission ait «engendré des troubles à l’ordre public» en dénonçant «la stigmatisation» et «l’instrumentalisation» autour de ce quartier. La première édition de «Face à la rue» s’était déroulée à Drancy, en banlieue parisienne, avec le polémiste d’extrême droite Eric Zemmour, ancien animateur érigé en vedette par la chaîne de Vincent Bolloré.



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