«Si fraude il y a eu dans l’arbitrage, j’y suis totalement étranger», assure Stéphane Richard


Condamné en appel dans l’affaire de l’arbitrage Tapie à un an de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende pour complicité de détournement de biens publics, le PDG d’Orange Stéphane Richard s’apprête à quitter le groupe.

Invité de France Inter ce jeudi pour réagir à sa condamnation dans l’affaire de l’arbitrage entre le Crédit Lyonnais et Bernard Tapie, qui avait abouti au versement de plus de 400 millions d’euros à l’homme d’affaires en 2008, le PDG d’Orange Stéphane Richard a fait part de son «incompréhension» face au jugement rendu. «Si fraude il y a eu dans l’arbitrage, j’y suis totalement étranger. Est-ce qu’il est normal qu’un directeur de cabinet paye les conséquences de cette décision ? Je ne crois pas», a réaffirmé l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy. «Ce n’est pas moi qui en 2007 suis arrivé avec l’idée de faire un arbitrage. Je ne connaissais pas cette affaire, je ne connaissais pas Bernard Tapie. Tout le monde voit bien que ce n’est pas de moi que vient cette idée», a assuré Stéphane Richard.

Le dirigeant est ensuite revenu sur son choix de démissionner de son poste de PDG d’Orange, qu’il quittera au plus tard début 2022. «Je l’accepte parfaitement, je n’ai jamais pensé une seconde rester dans cette fonction si condamnation il y avait. (…) Il était évident que je ne pouvais pas rester en poste, par rapport au choc que ça crée dans l’entreprise», a-t-il estimé. «Ma grande fierté c’est d’avoir retissé des liens et d’avoir ramené le dialogue et l’humanité (dans l’entreprise). Je suis assez fier au total de ce qui a été fait (chez Orange)», a conclu Stéphane Richard.



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