La Colombie a reçu des États-Unis la demande d’extradition d’Otoniel


La Colombie a reçu la demande des États-Unis de lui livrer «Otoniel», puissant baron de la drogue capturé en octobre, et n’attend que l’autorisation judiciaire pour son extradition, a annoncé jeudi le président du pays sud-américain Ivan Duque. «Le gouvernement a reçu la demande officielle des États-Unis pour l’extradition de “Otoniel”» et celle-ci a été transmise à la Cour suprême de justice, a-t-il déclaré à la presse.

Narcotrafiquant le plus recherché de Colombie, premier producteur mondial de cocaïne, le chef du Clan del Golfo, Dairo Antonio Usuga, alias «Otoniel», a été arrêté le 23 octobre dans le nord-ouest de la Colombie lors d’une vaste opération militaire. Les États-Unis avaient offert cinq millions de dollars de récompense. Inculpé par la justice américaine en 2009, il fait notamment l’objet de procédures d’extradition devant les tribunaux de New York et de Miami. Le gouvernement colombien espère «assurer la rapidité de ce processus et procéder à l’extradition de ce dangereux criminel», a ajouté Ivan Duque, selon lequel «près de 30% du total» de la cocaïne ayant quitté le pays «appartenaient au Clan del Golfo».

Issu d’une famille paysanne du nord-ouest de la Colombie, Usuga était un guérillero et un paramilitaire avant de prendre la tête d’une organisation de trafic de drogue forte d’environ 1600 hommes. Il a succédé à la tête du Clan del Golfo à son frère, Juan de Dios dit «Giovanni», mort lors d’un affrontement avec la police en 2012. En 2017, Otoniel avait annoncé son intention de parvenir à un accord pour se rendre à la justice. Le gouvernement avait répondu en déployant pas moins de 1000 soldats pour le pourchasser dans la jungle.

La chute d’«Otoniel» représente le principal succès du gouvernement du président conservateur dans sa lutte contre le crime organisé. En cinq décennies de guerre contre la drogue soutenue par les États-Unis, la Colombie a tué ou capturé plusieurs barons de la drogue, dont Pablo Escobar, abattu par les forces de l’ordre en 1993. Cependant, le pays reste le premier producteur mondial de cocaïne et les États-Unis l’acheteur le plus important, tandis que les violences liées au trafic perdurent.



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