des traces détectées sur les habitations même à 100 mètres des cultures, selon Générations Futures



Quel est l’impact des pesticides utilisés dans l’agriculture sur les populations environnantes ? Dans une « enquête citoyenne », publiée jeudi 25 novembre, Générations Futures s’est intéressée à des habitations situées à moins de 100 mètres des cultures traitées. Résultat : 90 % d’entre elles présentent des traces de substances chimiques. 

L’association de défense de l’environnement a étudié 58 maisons, situées à proximité de champs où des herbicides et fongicides sont pulvérisés. Les prélèvements ont été réalisés sur les vitres. Après analyse, Générations futures affirme que près de 80% de ces échantillons prélevés présentent une trace de pesticide.

Sur les maisons situées à moins de 21 mètres des cultures, presque tous les échantillons sont positifs. C’est à partir de 101 mètres que le nombre d’échantillons contenant des pesticides descend à 50%. La distance semble donc bien avoir un effet sur la baisse de l’exposition à ces substances chimiques, selon l’étude de l’association. Elle préconise donc en conclusion, une distance minimale de 100 mètres vis-à-vis des habitations pour épandre des pesticides.

Le Conseil d’État a ordonné à l’exécutif de revoir ses mesures de protection des riverains vis-à-vis de ces produits, d’ici la fin de l’année. Les dérogations permises localement pour réduire la distance minimale nécessaire, vis-à-vis des habitations, pour épandre des pesticides ne sont pas conformes à la Constitution. Depuis décembre 2019, les distances minimales à respecter entre les zones d’épandage de produits phytosanitaires et les habitations sont de cinq mètres pour les cultures basses (légumes, céréales) et dix mètres pour les cultures hautes (arbres fruitiers, vignes).

Depuis le mois d’octobre, et jusqu’en août 2022, Santé Publique France et l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) réalisent une étude, baptisée PestiRiv, visant à mieux connaître l’exposition aux pesticides des personnes vivant près de vignes. Cette étude est menée dans six régions viticoles. Les prélèvements sont réalisés dans l’air ambiant, l’air intérieur des maisons, ainsi que les poussières, les urines, les cheveux et les aliments autoproduits par les habitants proches des cultures. Le rapport complet des résultats de l’étude est attendu en 2024.





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