Wenger répond aux (nombreuses) critiques


Tête de gondole du projet portant sur la mise en place d’une Coupe du monde tous les deux ans, contre quatre aujourd’hui,Arsène Wenger s’est expliqué sur ce point mardi à Paris.

«Ce que je propose, c’est de réduire le nombre de matches de qualifications et de les regrouper, de faire de l’espace pour une compétition internationale à la fin de la saison et de faire une vraie séparation entre le football de clubs et de sélections. (…) Après, pour une Coupe du monde tous les deux ans, c’est vrai qu’il y a des réticences… Ce que je comprends car il y a une partie émotionnelle là-dedans. On a tous grandi avec un Mondial tous les quatre ans et le cycle paraît donc naturel. Mais en regardant l’histoire, ce n’est pas si naturel que cela… Je suis néanmoins ouvert à toutes les suggestions et toutes les critiques. Elles sont « welcome » (sourire). Je n’en fais pas une affaire personnelle», promet Arsène Wenger, assurant qu’on «pourrait avoir une grande compétition tous les ans (Coupe du monde et Euro par exemple) avec un repos garanti de 25 jours derrière».

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De facto, moins de déplacements aussi. Un élément clé de son argumentaire. «Surtout, sur un cycle de quatre ans, un joueur sud-américain qui évolue en Europe, comme Lionel Messi, fait 330.000 km d’avion rien que pour aller jouer des matches. Avec mon système, il n’en fait que 130.000. Or, on sait, par les études des médecins, que ce sont les voyages répétés, les chocs climatiques et les différences horaires de plus de trois heures qui fatiguent les joueurs. La répétition de tout cela fait plus de dégâts sur les organismes que les matches ! Évidemment, quand vous ajoutez les matches… Par exemple, un joueur qui évolue en Amérique du Sud le mercredi soir, en Europe, c’est déjà le jeudi matin. Comment voulez-vous qu’il joue le samedi soir dans des conditions optimales ? C’est impossible…» Pas faux. Il faudra toutefois encore du travail pour convaincre du bien-fondé d’une telle réforme. «Il y a des avantages et des inconvénients, mais l’important, c’est que ce projet est sur la table, il faut en discuter. Et je le dis très souvent : si des gens ont de meilleures idées, je suis très ouvert.»



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