McDonald’s France épinglé par l’UFC-Que Choisir pour des partenariats publicitaires dissimulés à destination des enfants


L’association de consommateurs dépose plainte contre McDonald’s France pour «pratiques commerciales trompeuses», devant le Tribunal judiciaire de Paris.

L’UFC-Que Choisir dépose plainte contre McDonald’s France pour «pratiques commerciales trompeuses», devant le Tribunal judiciaire de Paris. L’association des consommateurs dénonce le recours de la chaine de restauration à des partenariats publicitaires dissimulés avec des enfants influenceurs sur les réseaux sociaux, dont YouTube.

Des vidéos dans lesquelles les influenceurs sont « munis d’impeccables emballages estampillés McDo, ou déballent des colis “surprises” dont ils ne manquent pas, entre deux remerciements appuyés à leur généreux bienfaiteur, de détailler les jouets à retrouver dans les Happy Meal… avec rappel des dates de disponibilité. Le tout sans mentionner l’existence d’un partenariat», déplore L’UFC-Que Choisir.

L’association des consommateurs rappelle que le fait de dissimuler la nature publicitaire d’un message est une pratique commerciale trompeuse et que depuis 2010, les placements de produits sont proscrits dans les programmes télévisés destinés aux enfants. Mais légalement, rien n’interdit aux marques de collaborer avec des enfants influenceurs sur les réseaux sociaux. «Les réseaux sociaux s’apparentent à un no man’s land juridique qui profite à l’autorégulation», affirme l’association de consommateurs.

Cependant, le géant du fast-food s’était engagé à ne pas le faire en affichant sa collaboration à l’«EU Pledge», une initiative européenne d’autorégulation où les participants s’engagent à ne placer aucune publicité pour des aliments ou des boissons dans les programmes et/ou médias destinés aux jeunes enfants.

Dans sa plainte, l’UFC-Que Choisir dénonce également la communication de recrutement de McDonald’s France se déclarant comme étant «un des premiers recruteurs de France, vantant les horaires aménageables et formations “pour un 1er job ou pour plus longtemps”» alors que «médias et syndicats épinglent fréquemment le « système » McDonald’s en raison de réalités en-deçà des annonces», affirme l’association dans son communiqué.

«Avec 80 % de temps partiel quand près de deux tiers des équipiers ne sont pas ou plus étudiants et un taux de démission deux fois supérieur à celui de l’ensemble du secteur de la restauration, c’est surtout la précarité qui s’installe», conclut l’association des consommateurs.



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