Laurent Tillie, sélectionneur du volley médaillé d’or, revient sur l’une des images fortes des JO de Tokyo


Le temps passe vite. Déjà deux mois que les Jeux olympiques de Tokyo se sont achevés sur une apothéose pour les sports collectifs français, titrés en handball et en volley masculin. Si le sélectionneur des premiers, Guillaume Gille, a poursuivi sa mission, Laurent Tillie, lui, a décidé de se consacrer désormais pleinement à son rôle d’entraîneur des Panasonic Panthers, une équipe située à Osaka. Son retour en France aura donc été très bref, avant de retourner au Japon. Mais son bonheur, lui, est toujours aussi intense. Lors d’un entretien en visio, détendu, souriant comme à son habitude, il a pris le temps de donner de ses nouvelles. En toute simplicité.

Quelles images vous reste-t-il en tête de ces Jeux ?
Beaucoup. Il y a eu tellement d’étapes sur la route du titre. La défaite d’entrée contre les Américains, celle ensuite contre les Argentins où là, vraiment, j’ai eu l’impression que nous étions totalement enterrés. Je ne savais plus où nous en étions et je n’ai pas cherché à comprendre. Simplement, le lendemain, j’ai vu un grand ciel bleu et j’ai eu la conviction que nous allions repartir. Sans savoir comment, sans pouvoir l’expliquer, j’étais persuadé de notre renaissance après ce match contre l’Argentine. Et je pense que les joueurs ont eu le même sentiment, d’où l’insouciance qui est revenue dans notre jeu. Ensuite, tout nous a souri. Notamment ce set incroyable de 50 minutes contre le Brésil lors du dernier match de groupes que nous remportons alors que clairement, les Brésiliens n’avaient qu’une envie, c’était de nous faire sortir. Il y a aussi forcément le quart contre la Pologne où à un moment donné, j’ai senti que la pression tétanisait les Polonais alors que nous étions de plus en plus libérés. À l’image de mon plongeon débile et spontané. Nous étions dans l’euphorie. Et la finale était trop belle avec ce scénario à rebondissements : on débute mal, on fait presque le deuil du premier set avant de finalement l’arracher de manière improbable, puis on se détache deux sets à zéro avant de voir la Russie revenir pour disputer un tie-break incroyable. C’est comme nous avions gagné un marathon en faisant la différence dans les trois derniers mètres.

Vous êtes dur en parlant de plongeon débile. Cela restera comme l’une des images le plus marquantes de ces Jeux…
Oui, apparemment (rires). Il vient d’y avoir la présentation officielle de mon équipe, le Panasonic, dans un parc d’attractions. Les joueurs ont fait le show toute l’après-midi et bien sûr, pour clôturer la journée, j’ai dû faire un plongeon sur scène (rires). Les gens ont été touchés ici aussi. Ils ont été surpris et à la limite, c’est pas mal. Mais sur le moment, je n’ai réfléchi à rien, je suis juste parti avec les joueurs.



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