«pas de blanc-seing» sur l’urgence sanitaire jusqu’au 31 juillet


Le président (LR) du Sénat Gérard Larcher ne veut pas accorder de «blanc-seing» au gouvernement sur la prolongation de la loi sur l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 juillet et demandera un nouveau vote du parlement en février. L’exécutif veut se donner de la marge face à une éventuelle résurgence de l’épidémie de Covid pendant la présidentielle, en prolongeant la possibilité de recourir au passe sanitaire contesté jusqu’au 31 juillet 2022, selon un projet de loi examiné mercredi en Conseil des ministres.

«Il n’est pas question de donner un blanc-seing jusqu’au 31 juillet 2022, il faut que ça soit sous le contrôle du Parlement», a averti le président du Sénat sur franceinfo. «Ça veut dire que, en février, nous devrons débattre à nouveau de la poursuite du processus de sortie de l’urgence», a-t-il ajouté. «C’est une atteinte aux libertés individuelles et collectives, ça ne peut se faire que sous le contrôle du Parlement dans une démocratie parlementaire», a argumenté M. Larcher.

Le Parlement avait adopté dans la nuit du 25 au 26 juillet le dispositif du passe sanitaire instauré jusqu’au 15 novembre. Pour aller au-delà, un nouveau vote est nécessaire. Le passe est devenu obligatoire le 21 juillet dans les lieux accueillant plus de 50 personnes. Il a ensuite été étendu aux hôpitaux sauf aux urgences, aux bars et aux restaurants, aux grands centres commerciaux sur décision préfectorale et le 30 août aux 1,8 million de salariés au contact du public.



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