l’ex-responsable de la vaccination accusé d’agression sexuelle, ne retrouvera pas son poste


L’ancien responsable de la campagne de vaccination canadienne Dany Fortin, accusé d’agression sexuelle, ne pourra pas réintégrer ses fonctions comme il le demandait, a tranché mardi la Cour fédérale. Cet officier, qui a notamment dirigé la mission de l’Otan en Irak en 2018/2019, avait quitté son poste de coordinateur de la distribution de vaccins en mai à la suite d’accusations d’agression sexuelle.

Les faits, que Dany Fortin nie, remonteraient à 1988, quand il étudiait au Collège militaire royal du Canada, au Québec. La juge Ann Marie McDonald n’a pas tranché l’affaire sur le fond, estimant que Dany Fortin aurait dû se tourner vers les instances militaires et non vers la Cour fédérale. Lui estime que son éviction en mai de son poste de vice-président de la logistique et des opérations à l’Agence canadienne de santé publique (ACSP) est un «calcul politique». Il assure que ni la présomption d’innocence, ni la chaîne de commandement militaire n’ont été respectées.

Son avocate Natalia Rodriguez s’est dite «déçue» de la décision. Un recours aux instances militaires «n’a pas autorité sur les ministres qui ont pris la décision de retirer le major-général Fortin de son affectation», a-t-elle déclaré à l’AFP. Avant l’Irak, Dany Fortin a précédemment été envoyé en Bosnie, avec les Casques bleus de l’ONU, ainsi qu’en Afghanistan où il a dirigé les troupes canadiennes. Les Forces armées canadiennes sont secouées depuis plusieurs mois par une série d’enquêtes sur des hauts gradés visés par des accusations de comportement sexuel déplacé, parmi lesquels l’ancien chef d’état-major de la Défense, le général Jonathan Vance.

Jonathan Vance avait pris sa retraite en début d’année avant que ces allégations, qu’il nie, ne soient rendues publiques. En juillet, il a été accusé d’entrave à la justice. En outre, fin avril, le ministre de la Défense Harjit Sajjan a chargé l’ancienne procureure du Tribunal pénal international (TPI) Louise Arbour de mener une enquête indépendante sur la gestion des cas de harcèlement sexuel au sein de l’armée.



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